30.11.2009
L'EP de la semaine : 23 novembre
lundi
Ben je n'ai pas pris de note. Enfin pas vraiment. De toute la semaine en fait. Et puis les gens m'énervent. Vraiment. Ha si. Un truc, qui m'a fait marrer. Je grimpe dans le métro et je m'assois. Quand je regarde la femme en face de moi, je dois quasiment me pincer pour ne pas hurler de rire. C'est le sosie de quelqu'un que je déteste. Et qui est moche. Mais là, c'est la version black, c'est très étrange. Tout y est. La coupe de cheveux improbable, le physique non pas vulgaire mais ordinaire, ce qui est pire dans ma hiérarchie esthétique personnelle. Les fringues tape à l'oeil et cheap. Les bijoux clinquants cheaps aussi. J'envoie trois textos à des amies qui la connaissent. Et les réponses me font hurler de rire. Mais surtout se retenir, la nana commence à me regarder de travers, et je ne veux pas qu'elle croit que je me fous de sa gueule ou que je suis raciste. C'est pas ça l'histoire. C'est juste que c'est la réplique exacte de quelqu'un à qui je foutrais bien ma main dans la gueule... Mais pour lui expliquer en cinq stations de métro, ça va être sport...
Mardi
Le racisme ordinaire. La petite phrase de Jacques Chirac. De l'humour probablement parce que je suis fondamentalement convaincue qu'il n'est pas raciste. Mais ce phénomène m'inquiéte. Ça s'installe. Tranquillement. Il y a quelques années, personne n'aurait osé sortir une phrase pareille. Ou la visibilité n'était pas la même, je veux dire, internet diffuse ce genre de choses. Je ne sais pas. Peut-être que ce genre de propos lancés comme des blagues, des traits d'humour font partie du paysage comme il y a des dizaines d'années quand je me faisais traitée de sale ritale ou de macaroni par des humains comme vous et moi. Les mêmes qui vous sortent " Mais Mohamed, l'épicier du quartier. C'est pas pareil !! ".
Je suis obligée de voyager dans le temps, tant qu'à faire. A l'heure à laquelle j'écris, la Suisse a réalisé un référendum et la réponse a été formelle. Pas de minarets dans les mosquées. J'ai hélas perdu l'origine de l'article lu très intéressant à ce sujet. Mais globalement, l'idée c'était que l'Europe, judéo chrétienne et qui connaît une chute de croyance religieuse vertigineuse, vivrait mal le fait que des immigrés, ou des natifs restent, eux religieux. Et en plus, que cela soit la religion musulmane. Là, ça devient intéressant comme analyse. Croiser l'athéisme européen et le problème de la religion musulmane, les histoires sur le voile ou autres permet une perspective autre. Au final, et si ce que l'on reprochait aux musulmans, immigrés surtout compris, c'était de croire ? De pratiquer ? De refuser notre conception occidentale du monde où les sciences dirigent tout ? (Notez que je ne dis pas que c'est une mauvaise chose, c'est juste que c'est tellement rationnel qu'on l'impose à tout le monde)
Je trouve que cette analyse a du sens. Je suis croyante. Pas vraiment pratiquante. Je suis déjà assez sous pression avec ça, croyez-le bien. Les athés se croient toujours obligés de me convaincre que je commets dans mon coeur, dans mon âme (remarquez, est-ce que le concept existe du coup ?) une énorme abbération. Je suis complètement débile, c'est ce qui est sous entendu. Perso ? Je n'essaye jamais de convertir qui que ce soit. Y compris mes enfants. A vue de nez, Baptiste n'est pas parti pour et Charlotte a fait son chemin par rapport à ça. C'est personnel, justement. Je l'ai déjà expliqué, le monde serait invivable pour moi, si je croyais pas. et si je suis catholique, c'est parce que j'ai baigné dans cet environnement. Nul doute que si j'avais été marocaine, j'aurais été musulmane.
La plupart des musulmans, la grande majorité sont des gens modérés. Comme moi avec la religion catholique. Et pour revenir au racisme ordinaire de Jacques Chirac, on stigmatise les immigrés d'origine maghrébine et africains surtout à cause de leurs croyances. L'immigration chrétienne ne s'est pas passée sans heurts mais jamais elle n'a connu de problèmes de ce genre.
Vaste problème....
Mercredi
Discussion de fond sur notre beau métier : la post-production de films publicitaires. La plupart du temps, ça se passe bien. Tout le monde est professionnel et si l'un ne l'est pas, le reste l'est suffisamment pour compenser. Mais il arrive des trucs lunaires : un client qui signe pour une pub avec des rastas, tout est prêt et finalement l'actionnaire principal s'offusque du casting. Comment dire... Coloré. On a pensé rasta, on a pensé black. Bêtement d'ailleurs. Mais les noirs ne sont pas le coeur de cible. Ha bon ? Racisme ordinaire... Et puis, il y a les réals ingérables. L'un qui refuse de communiquer tant qu'il n'a pas eu un oeuf au plat et un jus d'orange pressé. Aussi, des perchés. Pour qui l'espace temps est étirable.
A la post-prod, on est à la fin de la chaîne. Et on supporte les conséquences de tout ça. Un beau métier, en vérité, je vous le dis. Mais on est suffisamment compétent là où je travaille pour contrer tout ça. Un petit dessin, tout de même pour vous expliquer l'histoire.


Est-cela entre autre, la définition du pervers ? Entendons nous bien, j'élargis au delà du domaine sexuel. Ça me pose question. Je crois que nous avons tous une dose de perversité en nous. Au moins les adultes. C'est peut-être même lié au fait que l'on grandisse. Mais, là... Je comprends ce qu'il veut dire et je suis d'accord. Mais ce n'est pas pour autant que des êtres qui ont des notions de bien et de mal, qui ne font pas dans la satisfaction immédiate ne le sont pas. C'est plus cette dimension qui me pose problème, en fait.
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Le bal perdu : une intervention divine
Pas une bonne idée
Vraiment pas une bonne idée
se martelent-t-ils
Une intervention divine
serait la bienvenue
Le trouver sans goût
La trouver sans âme
Car il (elle) est l'enfer
autant que le paradis
Mettre un point final
Se dire que ce n'est pas
son histoire
Chacun sa vie et ses enjeux
L'autre ne peut être qu'une
bombe à retardement
Ils ne sont pas libres
Ils ne sont plus libres
Trop tard
Ne pas se tromper de chemin
S'en remettre à Dieu
dans un moment d'égarement
ou de lucidité
car il a joué une fois de trop
Il n'y a de place que pour de l'absolu
Un coeur entièrement libre,
jeune et vierge de certains choix
Si cela avait du être leur destin
Dieu a quinze ans de retard

"Dear God, please help me" Morrissey
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27.11.2009
Le bal perdu : better at "Hello"
Une belle fin d'après midi
après avoir passé quelques heures
ensemble
marcher dans les rues de Paris
Il fait beau
Juste effleurer l'autre
dans les limites de l'insupportable
ou du supportable
parce qu'ils ne pouvaient pas
résister
C'était le minimum
avant de devenir cinglé
Il ne s'est toujours rien passé
Elle s'arrête face au monument
"Il faut que je parte"
Des regrets dans chacune
de leurs voix
Ils sont beaucoup plus doués
pour ce qui commence
que pour ce qui se finit
Plus doués pour ce qui est
porteur d'espoir
Se dire au revoir
rien d'une vocation
surtout les concernant
Better at hello...
"I'm better at Hello" (Karen's theme. Out of Africa) John Barry
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26.11.2009
La légende des pianistes de l'aufgang (ou le batteur enchanté)

© Rod - Le HibOO
La légende des pianistes de l'Aufgang (ou le batteur enchanté)... On dit qu'un jour, un joueur de batterie se retrouva entouré par deux joueurs de piano et qu'il en fut enchanté. Le sortilège se matérialisa en un album et se répandit partout. Ils jouaient ensemble. Aux deux sens du terme...
Il est des associations improbables, des paris risqués, de la magie dans l'air et du talent à en pleurer...
À l'aube d'une nouvelle ère, l'an 2000 porteur de rêves autant que d'angoisses, deux pianistes se rencontrent. Si leur parcours semble des plus classiques, ils s'évadent du genre en jouant tous les deux avec des styles opposés à celui qu'ils pratiquent à la Juilliard School à New York. Filer à l'anglaise vers l'électro, jouer les filles de l'air en fuyant pour quelques heures la servitude du piano classique.Un troisième complice fait son apparition, côté batterie, et le trio vit de grandes aventures à Manhattan. Et le temps passe...
Rami, l'un des deux pianistes parcourt le monde avec ou sans son père, jouant, et rejouant et acquiert une réputation internationale. Aymeric, le batteur se lance à la conquête de la "french touch" en compagnie de Cassius. Francesco exécute, interprète, court de prix en prix, et surtout remet inlassablement tout en jeu en sortant des albums qui transcendent les styles, reprenant des standards d'électro ou s'associant avec un légendaire sorcier berlinois, Moritz Von Oswald.
Des guerriers du carcan classique. Des aventuriers de la musique.
La légende dit que c'est à Barcelone que le serment se scelle. Ils passent cinq nuits à jouer à en perdre la raison et se produisent lors d'un live retentissant. Et enregistrer un album devient de la pure logique.
Vibrer et faire vibrer, uniquement, affranchi des styles et des dictats. Deux pianos, une batterie et une auréole d'arrangements électro.
Ce jeudi, au café de la danse, je suis face à la légende. Ils s'avancent tous les trois. Trois chevaliers, beaux comme le disent les rumeurs. Je suis face à l'improbable. Parce que ça fonctionne ! Ce que l'on peut soupçonner d'être indigeste, rébarbatif est une oeuvre. Pleine et entière. La salle est littéralement emportée. Loin du pré-mâché, du prêt à consommer, Aufgang (ascenseur en allemand) est précisément un ascenseur émotionnel. Et ceux qui connaissent vraiment Voldemag savent à quel point c'est une notion à laquelle nous tenons en ce lieu. Parfois, c'est insupportable, parfois, c'est un enchantement, parfois c'est agressif, parfois c'est bouleversant. C'est tout un monde d'émotions qui s'abat sur une salle de concert, peuplée de gens très différents les uns des autres. Sphère classique et sphère ultra-moderne enfin réunies. Fusionnées autour de trois êtres terriblement humains et pourtant complètement d'ailleurs.

© Rod - Le HibOO
Rami, l'énergie, la vie

© Rod - Le HibOO
Francesco, la sensualité, la grâce

© Rod - Le HibOO
Aymeric, le rêve, la puissance
Les trois, symboles de notions qui existent toutes dans cet album. Dans ce concert. Je n'avais jamais vu ça. Je n'avais jamais entendu ça. "Un ovni" comme dit le magazine Tsug. Les frontières sont abolies avec eux. Tout devient possible. Des perspectives gigantesques, presque vertigineuses. La légende des pianistes de l'Aufgang ou le batteur enchanté...
Un mythe est né. L'histoire de ceux qui ont abattu le mur construit siècle après siècle entre les genres musicaux. Il n'y a pas si longtemps, on fêtait la chute de celui qui précipita l'anéantissement d'un rideau de fer. Le monde de la musique fêtera un jour la capitulation des barrières musicales qui prit corps dans un album. "Aufgang", l'ascenseur pour la liberté. La légende de deux pianistes et d'un batteur.
http://www.myspace.com/aufgangsonar
Aufgang "Channel 7" from InFine Music on Vimeo.

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25.11.2009
L' E.P de la semaine 16/11/09
Mélanger anecdotes de vie (La mienne, tant qu'à faire, hein ?! ) et infos importantes ou superflues, tel est le but de ces Editos Persos. Mon E.P de la semaine, comme ces singles isolés qui sortent dans les bacs d'itunes. Ma petite semaine à moi.
Lundi
Ma dernière journée à la campagne. Pfff... J'ai pensé à faire livrer des fleurs à mon amie Vanessa dont c'est l'anniversaire. Elle ressemble à Grace Kelly, avec la grâce, justement qui va avec. Talentueuse en plus. C'est la muse d'un couturier célèbre. Ou la directrice artistique. Ou autre chose, je n'ai jamais rien compris à ce qu'elle faisait en fait. Mais elle est excessivement douée, ça, je le sais. Faut absolument que je me démerde pour déjeuner avec elle. Du temps, je manque cruellement de temps.
La journée se déroule tranquillement, un dernier feu de cheminée, un dernier déjeuner, c'est toujours un peu un crève-coeur de partir de là-bas. Et puis le laisser lui... Surtout ça d'ailleurs. Mais je sais aussi que ça nous préserve d'un bon nombre de choses. Think positive.
Je me prépare à affronter Easy jet. Cette fois-ci, il faut que je mette OBLIGATOIREMENT ma valise en soute parce qu'elle ne correspond pas à leurs normes. Pour rappel 50X40X20. Pas 22. 22, c'est mâl ! Vous noterez qu'à l'aller, 22, c'était pas un problème. Bon... Faudrait savoir... Du coup, je m'emmêle les pinceaux, et je pars avec, dans mon sac, mon joli couteau suisse offert, il y a deux ans par Indie. Direction l'embarquement. Bingo. Allez hop, le couteau suisse à la poubelle... Là, j'en ai plein le cul ! J'en discute avec mon amoureux, c'est décidé, il vient dans trois semaines de toute manière, je vais préparer un sac et laisser des affaires à moi à la campagne.
Whaw... C'est qu'on avance là. Ça fait trois ans et demi, bientôt quatre, et il a un placard à lui chez moi depuis 6 mois. Et je m'apprête à marquer mon territoire avec trois culottes, un jean et un pull. On pourra pas dire qu'on se soit précipité, c'est le moins qu'on puisse dire...
Mardi
C'est l'anniversaire d'Adriana et si tu n'y penses pas, t'es dead, ok ? Limite dictature de la fête ;). Elle me fait marrer, elle ne change pas, elle est toujours aussi hystérique concernant son birthday. Je me précipite sur mon portable pour l'appeler à 9h, heure décrétée comme suffisamment raisonnable tout en étant le plus tôt possible. Je sais qu'elle ne répondra probablement pas, question que j'écoute le message spécial qu'elle a élaboré pour ce jour IMPORTANT, VOIRE VITAL. Son message est une tuerie. Elle s'autoanniversarise et braille dans le téléphone...
Retour au boulot. C'est poussif mais j'ai quand même nettement plus la pêche qu'en partant. Je croise Zoé Cassavetes qui attaque la post production d'un film de pub là où je bosse. Elle est charmante comme sa copine Sofia Coppola. Des filles bien élevées. Je meurs d'envie de lui faire écouter la chanson de Gérard Darmon (Pour ceux qui ont suivi la chronique que j'avais faite de son album) au sujet de son père. À l'époque, voilà ce que j'avais écrit : ""Gena and John". Et maintenant, sous vos yeux émerveillés, le morceau de bravoure où Marc Lavoine se commet avec son pote parce que, faut pas déconner, c'est quand même lui qui a écrit les musiques. Ils s'attaquent à un des plus grands mythes du cinéma : John Cassavetes et Gena Rowlands. Ok...."Dis- moi Gena, quel genre de mec était-ce ?" . Sous-entendu John Cassavetes. Je crois sans me planter, certainement pas le genre de mec qui écouterait cette chanson...Toutes mes pensées vont à Gena Rowlands, qui, elle, est encore vivante et susceptible, elle, de l'entendre..."
Forcément, c'est ultra-tentant mais heureux les ignorants, je préfère épargner Zoé. C'est une chic fille.
Baptiste a perdu ses deux dents de devant. Ça fait bizarre quand il sourit...
Je suis par ailleurs très choquée par certains choix de Marianne 2, le site internet lié à Marianne le journal. Je les savais plutôt anti-Sarkozy, prompts à faire de la couverture à scandales politico-économiques mais ils devraient faire attention au choix de certains de leurs blogueurs. Je ne citerai pas son nom, je ne le linkerai pas, mais le type est clairement d'extrême droite. Enfin. L'extrême droite qui se donne des airs intellectuels et qui pratique soi-disant l'humour pour faire passer de sales idées. Du coup, je ne jetterai plus jamais un oeil à ce journal et surtout pas à son site internet. On peut pas bouffer à tous les râteliers...
En parlant de ça, un bref rappel sur Eric Raoult, le défenseur du droit de réserve appliqué à tous : C'était lui qui, dans les années 90, avait tendu une main bienveillante au FN. Encore lui qui a soutenu le président dictateur tunisien Ben Ali, encore lui, l'auteur du fameux "Le Raincy, c'est pas Bamako" (la ville dont il est le maire) ou le visionnaire qui, lors des émeutes en 2005, fut le premier à réclamer un couvre-feu alors que sa ville n'était même pas touchée. On avait presque failli oublier...
Mercredi
C'est la misère musicale. Sans déconner. Ya rien de rien à se mettre sous la dent. Je me soupçonne de faire du remplissage avec mes sélections musicales.
Je déjeune avec Baci. Plus je la connais, plus je la trouve diablement intelligente. Plus je connais cette femme, plus je l'estime. Nous sommes parfois en désaccord mais le dialogue est là. Toujours. C'est rare que j'estime quelqu'un. Ca n'a, parfois, pas grand-chose à voir avec l'amitié ou l'amour, d'ailleurs. J'ai de l'estime pour mon boss, par exemple. J'aime bien "l'estime" et après consultation du dictionnaire, j'ai l'impression que j'accorde à ce mot une valeur particulière qui m'est propre. Bref...
C'est le délire. Lau a une place supplémentaire pour le concert d'Olivia Ruiz. Elle sait que Charlotte est une grande fan, elle propose donc de l'emmener. Ma fille, toujours aussi reine Elisabeth II d'Angleterre manifeste sa joie à la Buckingham Palace. "Cool". Je dépose donc Charlotte auprès de Lau qui la ramènera. Je constate sur le trajet que ma ligne de métro, la 11, a bien changé. Avant, c'était une ligne de pauvres, on voit que ça s'est boboifié (du mot bobo), parce qu'il y a un joueur d'accordéon dedans. Alors qu'avant notre grand truc avec les enfants c'était de ricaner sur le sujet sur les lignes 9 ou 6 vers le 7e ou le 16e. Tout change, ma brave dame...
Je continue de lire "Chercher le vent". Il y a des phrases que j'adore !
"La douche est à l'infidélité ce que le maquillage mortuaire est au cadavre : un touchant effort" (Celle-là, je l'adore !)
"L'humanité qui vous habite..." J'avais déjà du mal à habiter l'humanité, je voyais mal comment on allait se débrouiller dans l'autre sens"
" J'ai cessé d'être polie à la ménopause, pour tout vous dire... Question d'économie"
"Et me reposer, dans cette tiède sérénité qui était la sienne, cette grande paix d'automne qui, au fond, n'était peut-être que le fruit de mes propres fantasmes. Doux fantasmes de coma du coeur, les yeux ouverts."
"Être amoureux, c'est une ligne de coke, quinze minutes d'éternité"
Ma fille rentre à 23h, fatiguée mais je crois, heureuse. Par contre, ça l'agace au plus haut point que des gamins ne se comportent pas avec la même dignité qu'elle en toutes circonstances. "Non mais Maman, c'était pénible, ils braillaient, j'arrivais même pas à entendre Olivia Ruiz ! "
Jeudi
Le siège d'Hadopi sera installé rue de Texel : "L'hadopi rue du Texel ? Ça ne manque pas de piquant. Le Texel est en effet une bataille remportée par le corsaire dunkerquois Jean Bart contre l'armée régulière hollandaise, en 1694, afin de récupérer 170 bateaux de blé russe intercepté par ces derniers". "L'hadopi a son siège dans la baie des pirates". Lire ici
Daniel, notre gynécologue est, enfin, rentré de ses vacances mexicaines et nous a ramené à tous une petite bouteille de tequila. Pas une mignonnette, que nenni ! Une "Jean-Louis Borloo" comme le dit si bien Romain...
A New-York, un adolescent suspecté de vol a pu prouver qu'il était sur facebook au moment des faits. C'est son statut, actualisé pile en même temps qui a permis de l'innocenter. Par contre, une jeune femme en arrêt maladie se retrouve privée d'indemnités parce qu'elle a osé sourire sur facebook. Facebook, le nouveau thermomètre de nos vies, du pire au meilleur ?
Entre midi et deux, je file terminer les cadeaux de Noël pour les enfants. Les DSI ont déjà été achetées il y plus d'un mois, là, c'est les jeux de sociétés et il n'y aura plus qu'à clôturer les cartes des DSI. C'est cool, je me sens organisée. J'attrape un "puissance 4", un "Uno", et deux autres jeux dont j'ai allègrement oublié le nom.
L'après-midi, Romain me demande de faire une sélec de musiques pour la pub de Zoé Cassavetes. Tout était bon mais un seul défaut. Je n'ai pas fait attention que la pub avait une voix-off assez présente, donc les chansons sans partie instrumentale assez longue sont à proscrire. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, c'est bien ça ?

© Rod - Le HibOO
Le soir, je file au concert d'Aufgang. Ils ont une heure de retard, ça, ça me gave de plus en plus, d'autant que moi-même, j'en ai une... Donc ça fait deux. Pour la première partie, je vois débarquer deux jeunes hommes très propres sur eux. L'un s'installe devant son mac, l'autre avec son violoncelle. Aïe, aïe, aïe... Ca commence. Le mec au mac (excellente sonorité, ça) lance une musique électro. Par contre, le violoncelliste pète un câble, il caresse son instrument qui émet des bruits bizarres. Je suis très sceptique. Mais, contre toute attente, c'est le délire, je suis emportée. J'ai rarement vu une première partie rappelée par le public. Ce fut le cas. C'est le coup de foudre. Rone et Gaspard Claus.
Rone - Spanish Breakfast from InFine Music on Vimeo.
Quand Aufgang arrive, la salle est prête. Je ne vais pas rentrer dans les détails, je vais évidemment faire un live report. Tout ce que je peux dire, c'est que ce fut une expérience. Pas simplement un concert...
Vendredi

Je me jette comme la misère sur le monde pour savoir qui était la première partie d'Aufgang. Le mec au mac, c'est Rone. Derrière Rone se cache le producteur parisien Erwan Castex. D'abord réalisateur de vidéos, il compose ses premiers morceaux entre deux tournages. Ses productions, qui oscillent entre techno expérimentale et ambient mélodique, attirent très vite l'attention des oreilles les plus aiguisées: Massive Attack, Ellen Allien, Laurent Garnier, Lawrence, James holden ou encore Agoria qui le révèle dans la compilation culte "At the controls", avant de le signer sur son label InFiné (où il rejoint Danton Eeprom, Apparat, ou encore The Hacker...) avec la sortie d'un premier maxi solo: "Bora". Depuis, on retrouve ses morceaux sur des albums de Steve Lawler ou encore de Sacha (aux côtés de Thom Yorke, Matthew Dear, Telefon Tel Aviv). Son premier album, "Spanish Breakfast", sort en mars 2009 (InFiné music). Mon morceau préféré, qui est juste un bouleversement, c'est la version vocale de "Bora". J'y reviendrai dans les selecs musicales. "Bora vocal" est un morceau exceptionnel. Un morceau de vérité. Je ne sais pas comment expliquer. Quelque chose qui me parle très, très fort. Ne pas être surnuméraire...
Après échange avec Rone, j'ai l'explication du texte sur "Bora Vocal".
"Salut N,
Alors, il s'agit de la voix d'un ami écrivain, Alain Damasio; c'est l'auteur de "La Zone du dehors" (un roman de SF d'anticipation qui m'a beaucoup marqué) ou encore de "La Horde du Contrevent" (livre fantastique qu'il évoque dans le morceau "bora"). Un jour j'ai récupéré des petites cassettes de magnétophones sur lesquels il s'enregistrait, une sorte de journal intime qu'il tenait au moment de l'écriture de "La Horde du Contrevent" tandis qu'il s'était coupé de la société, isolé, pour être totalement immergé dans ses écrits. C'est un document passionnant : avec des moments de doutes, de déceptions, de fatigues mais aussi et surtout de joie, quand il prend conscience de ce qu'il est en train d'accomplir et de créer. Voilà, il n'imaginait donc pas du tout que ses pensées se retrouvent sur un morceau un jour; mais il a très gentiment accepté quand je lui ai demandé si je pouvais les utiliser... "
Je n'en reviens pas, le mec se parle à lui-même. Ca n'en prend que plus de force.

Je déjeune avec Laurence, ma collègue de bureau. Bouillonnante de projets, elle n'en finit pas de m'étonner. Je lui ai prêté main-forte pour le lancement de l'entreprise de sa soeur. Une marque de chaussures sur mesure, sans boutiques, qui se déplace auprès de vous. Des bottes, des escarpins, des ballerines...
Et puis, Laurence travaille aussi sur une idée qui se déroulerait au Vietnam. Bref, elle nous quitte fin décembre. Et je dois bien avouer qu'avant de retrouver une compagne de délire comme ça au taf, ben ça va être long. Très long...
En parlant de taf, Romain a arrêté de fumer depuis trois semaines. Enfin... C'est ce qu'on croyait. Il met des patchs et il utilise une pipette pour contrer le geste. Mais vu la crise de panique qui l'a saisi quand il a perdu sa pipette, cela laisse présager de quelques difficultés en fait... C'est pas compliqué, il a cherché partout, à quatre pattes sous le bureau et ça c'est terminé par un nerveux : "Allez je vais aller boire de l'eau, ça va me calmer"...
J'échange avec Voldas, notre webmaster, mon ami. Parfois, les chats deviennent surréalistes comme celui-ci :
"Ça fait partie d'une de tes compils
-Chromeo? Ha non
-Tu parierais un steak là-dessus ?
-Heu, non mais comme je te le rappelle, j'ai dégagé 20 gigas de zic donc chromeo a dû faire partie du voyage
-Tu as raison, faut jamais parier sur un steak, c'est comme parier sur la tête de ses enfants c'est immoral !"
Il y a un pot pour les un an de Lionel et (merde, je me rappelle plus de son prénom) sa femme, le couple qui s'est installé pour être les nouveaux gardiens de l'immeuble. C'est sympa, il commence à y avoir une bonne ambiance (Sauf le mec du 6e, lui je le hais). J'en profite pour parler des djeunes hurleurs, et j'apprends qu'il y a une pétition qui se prépare. Chouette ! Je vais m'en mêler... Entre un verre de vin blanc et trois chips, on se marre entre voisins. Ça devient convivial. Peut-être trop, d'ailleurs. Je suis un animal social quand ça m'arrange..

Samedi
Les enfants vont avec ma soeur voir le spectacle Cendrillon à 11h. Je les lâche après de ma soeur et je repars à la maison. Hop ! Hop ! Courses et rangements. Retour à Saint Lazare pour récupérer les enfants. Ils sont enchantés. Ma soeur aussi. Ils ont passé un très bon moment durant la comédie musicale. Ensuite déjeuner au resto, (mes enfants adorent aller au resto, leur côté snob probablement) et tour aux galeries Lafayette, autant dire le truc qu'ils ne font jamais ! On rentre à la maison, ils sont crevés. Je continue la logistique, direction Monoprix où je finis par converser avec une vieille dame sur le sujet brûlant des caissières de Monop. C'est pas compliqué, ils les recrutent à la lenteur. J'ai jamais vu ça !
Je file à la bibliothèque renouveler les bouquins des enfants, et j'en profite pour me choper deux ouvrages : " Un bon jour pour mourir" de Jim Harrison et Philip Roth "Professeur de désir". C'est pas un joli titre, ça...
Ce jour est à marquer d'une croix blanche. Baptiste a pour la première fois de sa vie, préféré bouquiner que jouer à la wii.... C'est forcément un accident...
La journée se termine tranquillement. Je chatte avec la fille d'Indie et je passe le relais à Charlotte. Ça se finit de manière assez drôle. Je regarde le match Samoa-France à la télé en commentant au téléphone avec mon amoureux pendant que les deux filles se racontent via vidéo, je ne sais quoi mais force est de constater qu'elles ricanent...
Une soirée à me mettre à jour de "Dexter" et bouquiner aussi.
Dimanche
Un dimanche calme. On a renoncé à la piscine, les enfants ont invité des potes. Je suis obligée de rentrer mes plantes qui sont sur ma petite terrasse. C'est sport pour faire rentrer tout ça dans le salon.
Toujours sur "Chercher le vent" de Guillaume Vigneault à force de chercher du temps... Je le remets à l'honneur avec la phrase de la semaine. On oublie trop souvent qu'un baiser qu'il soit amoureux, amical ou familial, fait partie des essentiels de la vie
"Nuna s'est penchée sur moi et a déposé une bise chaude sur ma joue. Un sourire sur ma peau"
Embrassez-vous...
Bonne semaine à tous...
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20.11.2009
Et Rone fut...

alors, il s'agit de la voix d'un ami écrivain, Alain Damasio; c'est l'auteur de "La Zone du dehors" (un roman de SF d'anticipation qui m'a beaucoup marqué) ou encore de "La Horde du Contrevent" (livre fantastique qu'il évoque dans le morceau "bora"). Un jour j'ai récupéré des petites cassettes de magnétophones sur lesquels il s'enregistrait, une sorte de journal intime qu'il tenait au moment de l'écriture de "La Horde du Contrevent" tandis qu'il s'était coupé de la société, isolé, pour être totalement immergé dans ses écrits. C'est un document passionnant: avec des moments de doutes, de déceptions, de fatigues mais aussi et surtout de joie, quand il prend conscience de ce qu'il est en train d'accomplir et de créer.voilà, il n'imaginait donc pas du tout que ses pensées se retrouvent sur un morceau un jour; mais il a très gentiment accepté quand je lui ai demandé si je pouvais les utiliser... "
A écouter à fond la caisse au casque....
Ron "Bora vocal"

15:14 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rone, coup de foudre, musique
19.11.2009
Le bal perdu : Et j'ai très envie de toi...
(... Elle le saura après...)
Elle se décide à partir
La robe mauve se lève
rassemble ses affaires
il ne dit rien pour la retenir
Deux baisers sur les joues
et c'est tout
Enfin
-"J'ai passé un très bon moment comme d'habitude"
-"Moi aussi"
Elle tourne les talons
Arrivée dans la rue
Elle pressent qu'il la regarde par la fenêtre
Elle tâche d'être gracieuse
en attendant le taxi
Le portable se manifeste sous la forme d'un texto
22h25
-"I forgot to mention, God give you such long legs. Magnifiques"
22h33
-"Je vais le prendre comme un compliment. Ca m'a fait très plaisir de te voir. Tu m'avais vraiment manqué !"
22h34
-"So why did you leave ? Good seeing you (and them) too"
22H42
-"I left because... You know why...."
-"Tu es une épine dans le coeur, rien de très douloureux, juste présent. (Celui-là, je vais le regretter)"
22H47
-"Et j'ai très envie de toi. 1-1"
22H48
"Me either... As u said, I don't think that fucking together is such a good idea... Afraid that it might be so good.."
22H52
"Or maybe not. I'll go for a shower instead"
23h
"I'll do the same thing. Miss u already, and don't answer please"
23h01
"I won't"
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18.11.2009
L'EP de la semaine : 9 novembre
Mélanger anecdotes de vie (La mienne, tant qu'à faire, hein ?! ) et infos importantes ou superflues, tel est le but de ces Editos Persos. Mon E.P de la semaine, comme ces singles isolés qui sortent dans les bacs d'itunes. Ma petite semaine à moi.
Lundi

J'aime beaucoup cette phrase "Vous avez beaucoup d'ennemis ?", demandait-on un jour à Bernard Blier, qui s'empressa de répondre : "Oui, comme tous les gens qui n'aiment pas les cons.". Ca me parle...
Le débat sur l'identité française fait rage. Je crois qu'il ne sert à rien d'ergoter sur l'utilité ou non d'un tel débat, il a lieu. Et il faut s'en emparer. Être français, c'est quoi ? Basiquement, être né en France, ou/et vivre en France depuis quelques temps, voire quelques années. Parler français un minimum et vouloir l'apprendre. Payer des impôts en France. Le tout associé ou pas, peu importe. En ce qui me concerne, ça s'arrête là. On peut s'estimer français et ne pas adhérer aux principes de la République, comme les partisans du retour à la monarchie. On peut s'estimer français et ne pas adhérer à la déclaration des droits de l'homme. Ça c'est de l'ordre des opinions de chacun. On peut ne pas s'estimer français et pourtant remplir toutes les cases citées ci-dessus. Que voulez-vous, chacun a son propre rapport à sa nationalité, subie ou choisie.
Je déjeune avec Delphine de Spöka. De jolis projets en perspective. C'est toujours un plaisir de discuter avec elle, c'est une grande professionnelle. Le groupe "Cocoon" qui a obtenu un disque d'or cette année, en a réclamé un pour Delphine, afin de manifester leur reconnaissance envers elle et tout le boulot accompli.

La connerie, la très grosse connerie de la semaine, on la doit à David Douillet, qui après nous avoir affligé ses prestations sportives (Oui... je sais... je suis de mauvaise foi), se pique de politique. Il faudrait que l'UMP cesse de faire son marché chez les sportifs, c'est désastreux ! Regardez le résultat avec Bernard Laporte qui crache dans la soupe... Donc... David Douillet a fait (mot choisi) des bouquins et pour l'occasion, on ressort quelques phrases qui en disent long sur le personnage...
-« J'ai une authentique admiration pour les femmes qui vouent leur vie aux leurs ». Il faut dire que pour lui « c'est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d'élever les enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n'est pas hasard ».
-"Quant à ses consœurs judokettes, elle feraient bien selon lui de quitter les tatamis : « Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. »"
-"« On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes. »"
SOURCE : Nouvel Obs
Je ne vais même pas faire de commentaires. Ca parle tout seul....
Mardi
Je vais aller à Neuilly. Oui.... Uniquement par amitié, hein ? Ma copine Sabine a accouché. Je prends le métro. Et je marche. Je circule dans une rue et en un quart d'heure, j'ai fait 20 numéros... 20 numéros, 20 baraques, énormes, indécentes. Je ne sais trop pourquoi, ça me rend mauvaise. Je ne comprends pas qu'on puisse se vautrer dans un tel luxe pendant que certains vivent dans des taudis. Alors, oui, ils ont probablement bossé et nanani, et nanana mais une baraque de 1000 m2, ça n'a pas de sens. 500 suffirait. Je pensais sincèrement me calmer avec le temps. JE crois que je me radicalise au contraire.
J'essaye d'arriver détendue quand même ;). Magnifique bébé, amie rayonnante et Sté le papa est attendrissant. Ils viennent de fonder une famille. Je trouve ça beau, à chaque fois, ça doit être un vieux fond pétainiste, chez moi ?! Nan... Je rigole ! N'empêche, j'aime l'idée qu'ils aient fondé un foyer, ils sont trop beaux tous les trois.

Je rentre au taf. Et là, c'est un festival de conneries. L'UMP a décrété que c'était la journée de la boulette aujourd'hui. On commence avec Eric Raoult qui étend, on ne sait pas pourquoi, le devoir de réserve aux détenteurs du Prix Goncourt. Voir ici. On enchaîne avec le coquinou de la date, finalement c'est pas le 9, c'est pas le 10 mais le 16 que Sarkozy, Fillon et Juppé étaient à Berlin pour la chute du mur. Remarquez c'est balot, c'était marqué assez connement dans les bouquins de Juppé....Et croyez-moi, s'il avait été là le D day, on le saurait depuis un moment ! Voir détails ici. Et on conclut cette journée magistrale de la boulette avec l'allocution de Sarkozy justement pour fêter l'anniversaire de la chute du mur... Attention, sous vos yeux ébahis, Sarkozy, qui meurt, voire crève d'envie qu'on le confonde sous un énorme malentendu, avec JFK clame à la face du monde : ""Problème, Nicolas Sarkozy a oublié le "d" de "Brüder", qu'il a remplacé par un "h": Wir sind brüher, wir sind Berliner": "Nous sommes du bouillon, nous sommes Berlinois"."
Si on est du bouillon, toi, t'es quand même un beau boulet, mon grand... (Non, ça c'est une blague, gniark !)
Mercredi
C'est un jour férié comme on les aime. Ménage et préparation de valise. Du temps passé avec les enfants. Je me penche sur easy jet. Nom de Dieu ! Leurs normes sont draconiennes. Jeme retrouve en train de mesurer ma valise avec la règle d'école de mon fils. Damned ! Je dois trimballer du 50X40X20 or je suis face à du 50X40X22.... J'aime vivre dangereusement... Je mise tout sur ma valise quand même ! Rebellons-nous face aux normes ! Je suis une femme rock'n 'roll avec deux centimètres.
Je me penche également sur mes factures de cantine et d'études, et il faudra qu'on m'explique pourquoi diable, je suis dans la tranche 4 pour la cantoche et la 8, soit la plus haute pour l'étude, il y a quelque chose qui m'échappe...
La journée se termine entre fous rires et bouffe, Baci a débarqué pour faire un crumble pomme-framboises avec Charlotte. Et il est délicieux ;)
Jeudi
Je voudrais pas avoir l'air de faire chier mais la grève du RER B qui conduit précisément à Orly est en grève depuis lundi. Je commence à étudier toutes les autres solutions et avec un avion à 8h30 du mat et donc une arrivée souhaitée 40mn avant pour faire enregistrer ma valise 50X40X22 dans cette soute, parce que faut pas déconner, une valise pareille c'est pas une valise, ça va être sport ! Et oui.. Les produits de plus de 100ml sont INTERDITS ! Donc, résumons la situation dramatique dans laquelle je suis. Je dois prendre un avion, avec un grève et une valise 50X40X22 sans produits de toilette.... Okay. C'est la fête, je fais péter le supplément bagage à 22 euros.
Selon mes calculs, la logique est implacable, il faut que je me lève à 5h15 demain matin. Je sens que je vais arriver de bonne humeur et fraîche comme la rose.
Je déjeune avec ma "frangine", Fred, excellent moment entre complicité, rires et situations compliquées. Je la pousse à devenir impitoyable. Loyale et droite comme elle est, elle n'est absolument pas équipée pour la situation qu'elle vit et surtout qui elle a en face. Je vais me charger de rétablir l'équilibre comme qui dirait...
On a un couple de réals dans la maison, ils sont très bizarres. Moi, je suis assez speed de nature, hein ?! Mais eux... Ils ont deux de tension et c'est pas compliqué, je crois qu'ils remportent largement la palme des clips et pubs les plus longs de tous les temps à boucler. Bref, c'est des calmes. Soudain, ils déboulent, enfin... non... Ils marchent tranquillement dans notre bureau, lui, file, non... il descend dans la rue et elle se rend à la fenêtre. "M... a encore oublié les clés de mon scooter sur mon scooter". Je la rejoins, effarée, on se penche, M... acquiesce. "Le scooter a été volé". C'est dit comme ça, peinard. Sans affolement. Un constat du type "Oh merde j'ai oublié le beurre". Et elle... Ben elle, elle fait juste "Haaa". Pas en hurlant. Non. "Haaa". C'est tout. A sa place, je serais devenue dingue. Ben eux, non. Ce sont les Jean-Pierre Darroussin de la réalisation. "Ya pas mort d 'homme" en permanence. C'est pas eux, qui vont claquer d'un arrêt cardiaque, c'est moi qui vous le dis.
Vendredi
D DAY !!! Je vais rejoindre mon amoureux pendant 4 jours. Les enfants sont confiés à Baci pendant ce temps-là. Je me lève donc à 5h15, toute seule, comme une grande, c'est certainement lié à l'excitation de rejoindre Indie à la campagne ! Je suis en pleine forme. Je décolle à 6h20 de la maison et prend le métro. Je suis moins détendue parce que je me demande toutes les trois minutes ce que je fais. RER ? Bus ? RER ? Bus ? Et si je le tentais ? Nan. C'est trop risqué. RER ? Bus ? RER ? Bus ? Bordel ! Je me fatigue toute seule. Allez, pas de risques inutiles, bus. Me voilà donc à 6h45 sur la place du Chatelet. Ya pas grand monde. C'est marrant. Mais on est quand même une petite dizaine à attendre le bus. Hop ! Hop ! Denfert Rochereau, hop ! Hop ! L'Orlybus. 9mn. Je suis encore dans les clous, mais faudrait voir à pas traîner non plus. Allez, on démarre.
C'est quoi cette blague ? Ya des arrêts entre Denfert et Orly ? Peuvent pas se bouger le cul, ces gens ? 19mn avant Orly. On redémarre. 14mn. Cool. Ha ben non. Le machin qui signale, il dit qu'il y en a à nouveau pour 19mn, c'est quoi cette connerie ? C'est pour maintenir le suspens ? On est sur l'autoroute. Allez, 15mn. 16. 13. 18. OOOOOOOOOOOh ! Poussez-vous, je vais le conduire votre p... de bus ! On arrive à Orly, je cours, vole vers Easy Jet, croise une hôtesse là où on met les bagages, elle me renvoit au comptoir, le comptoir me renvoit vers l'hôtesse... qui a disparu ! Nom de Dieu ! Je retourne au comptoir, et là une connasse, goguenarde, me dit " Ha ben, vous avez deux bagages, vous pouvez pas prendre l'avion ". Tu vas voir, espèce de décérébrée, si je vais pas prendre ce foutu avion. Je cours vers le controle de sécurité et là, je crois que les mecs de la sécurité, ils avaient pas ri comme ça depuis longtemps. Le défi, c'était tout faire rentrer dans la valise, qui je le rappelle, est de 50X40X22. Donc. Pendant que je balance mes bottes, ma ceinture et les pièces de monnaie dans un machin, j'ouvre ma valise, chope ma trousse de toilettes, sort tout ce qui pèse plus de 100ml et jette tout à la poubelle, je fourre mon sac avec mon ordi dans la valise, je sue, j'ai soif mais bordel de merde, cet avion décollera pas sans moi. Les mecs hilares me font passer, j'arrive dans la salle d'embarquement, j'ai pas le temps de me poser, je tend ma carte d'identité et ma carte d'embarquement. ya bien un mec qui a regardé de traviole ma valise de 50X40X22, mais je lui jette un regard tellement mauvais qu'il renonce immédiatement.
J'ai du mal à me détendre dans l'avion, j'ai l'impression que la police internationale de la valise va venir m'arrêter....
Je suis dans les bras de mon amoureux, enfin... Direction la campagne. Dieu que j'aime aller là-bas. On règle la logistique, courses , clopes, journaux, il ne reste plus qu'à s'aimer...
A 3h20 du matin, nous serons réveillés par le vent qui s'est levé brutalement. Nous sortons dehors, c'est fou, ça souffle fort, c' est chaud., preque comme une tempête. Lunaire, le vent doit être à au moins 25 degrés, c'est surréaliste...
Samedi
Ha tiens ! Deux militantes de RESF ont eu des problèmes. RESF avait une liste d'avocats notés. Le problème c'est qu'ils ont laissé traîné ça sur internet. Et ça c'est terminé en procès. Un avocat a moyennement apprécié de se faire traiter de connard... Voir ici. Ca ne m'étonne pas, comme je l'expliquais précédemment, je trouve que certains membres de RESF se radicalisent...
Ballade dans la campagne, il fait merveilleusement beau. Mon amour et moi, nous avons une discussion comme nous pouvons en avoir souvent, et même si je ne rentre pas dans les détails, c'est à ces moments là aussi, que je sais précisément pourquoi j'aime à la folie cet homme-là et pas un autre. Parce qu'il est infiniment intelligent. Et que ce qui me pesait, il le dénoue en trois phrases. Qu'il me comprend. Qu'il m'aime vraiment. Parce qu'il est infiniment sensible et intuitif. Que c'est une merveille !
La tête dans "Chercher le vent" de Guillaume Vigneault. Voir billet ici de Baci. Juste quelques phrases notées par ci par là.
"Sans doute le silence l'avait-il dérangé; Ca arrive aux citadins endurcis; Le silence nocturne devient un son en lui-même. Une sorte de bourdonnement pesent qui emplit la tête"
"Tu vois, une coïncidence, c'est comme un cadeau, un signe évident qui arrive quand on a ignoré les signes plus subtils. C'est un peu comme Dieu qui crierait plus fort, parce qu'il voit bien que t'es un peu dur d'oreille..."
On attaque "Mad men". J'adore !!
Et le générique est une tuerie ! par RJD2
Voir ici
Dimanche
Le temps est toujours au beau fixe. Mise à part un tour en Espagne, rien que du bonheur à signaler. Là où je suis, c'est un endroit où le temps passe à son rythme initial, je ne sais comment expliquer.
"Pendant trois secondes, il y a eu une photo à faire. Quelque chose dans la posture de Tristan, quelque chose dans le regard fuyant de Nuna, un moment de solitude à deux, je ne sais pas. Ne pas savoir, justement, et avoir l'oeil, il y a un lien. Prendre la photo, poser une question."
Guillaume Vigneault
Bonne semaine à tous ;)
12:28 Publié dans Editos Persos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.11.2009
L' E.P de la semaine 2/11/09
Mélanger anecdotes de vie (La mienne, tant qu'à faire, hein ?! ) et infos importantes ou superflues, tel est le but de ces Editos Persos. Mon E.P de la semaine, comme ces singles isolés qui sortent dans les bacs d'itunes. Ma petite semaine à moi.
Lundi
Il faut absolument que j'appelle le commissariat de police, que je fasse cette pétition, que je me bouge le cul pour au moins tenter de faire cesser le bordel en bas de chez moi. YEN A MARRE ! Je le dis comme ça, je me coince, faut que je le fasse...

Je le dis, je veux une robe comme Nastassja Kinski dans "Paris Texas".... Du coup, je porte tous mes pulls en v à l'envers systématiquement à présent.
J'aime bien l'émission de Bonaldi " Demain je commence", une petite émission où il joue le rôle de conseiller d'orientation. Ca manque cruellement en France. Comme je l'avais dit sur un billet de Rolanda, je crois fondamentalement que de bons conseillers d'orientation beaucoup plus nombreux, changeraient vraiment la société.
Avec Baci, on est devenues fan du présentateur du loto du lundi soir. Je cite "et le jackpot il grimpe le coquinou". Avec Baci, on se regarde attérées, et il nous achève en nous parlant du jackpot plus dit le "JDIPI". Gnééééééé ?
J'enchaîne avec une émission sur la mort et notre rapport à elle. Il y aurait beaucoup à dire. Je retiendrai juste Montaigne
"Philosopher c'est apprendre à mourir"
Mardi
Je fais des bonds partout. L'UMP a signé un accord avec le parti communiste chinois avec une clause non ingérence. Ya pas que moi apparemment... Lionel Lucca également. Voir ici
Si j'étais ravie de retrouver ma super pote de Bordeaux via facebook, je déchante vite. Facebook, c'est l'horreur. J'ai un pote de primaire qui m'a retrouvée. La photo sur son profil est comment dire....Comment trouver les mots justes.... Dissuasive ? Il est donc sur sa photo de profil sur son vélo (!!) moulé d'une combi cycliste avec un grand décolleté en v sur le torse.... Est-ce que sérieusement, j'ai un profil à être fan de Laurent Fignon ? HEIN ? A l'insu de mon plein gré ?
Le mail qui l'accompagne m'achève "Savoir se que tu est devenue depuis toute ses Année merci a +"
Réponse " Oh tu sais pas grand chose. J'ai Alzheimer, t'es qui toi déjà ?"
Le soir, il pleut à verse, et j'adore ça... quand je suis chez moi.
Mercredi

ARNAUD FRICH
Photo trouvée ici
Je me lève et il y a une pleine lune démentielle. Mais vraiment démentielle
Il y a 45000 adhérents en moins à l'UMP, et c'est une excellente nouvelle.

Le reste de la semaine
Je ne suis pas arrivée à parler d'autre chose, je me suis asséchée.
Il s'est passé plein de choses évidemment, mais je vais me focaliser sur quelque chose qui m'a bien occupée. Interessée. J'ai participé à un débat sur la pédophilie. Le point de départ, c'est une lettre, du moins un mail envoyé par un pédophile à un avocat qui tient un blog. (Et non, ce n'est pas maître Eolas). Il s'ensuit un échange de mails et cet avocat décide de publier ce mail.
Pourquoi ?
Il est question de comprendre la pédophilie pour tenter d'y trouver une solution. Des pistes. Au mieux. Au pire ? Mieux connaître les mécanismes psychologiques d'un pédophile. Pour cela, il fallait être prêt à entendre des choses qui nous font tous littéralement bondir. Le pédophile dont il est question et qui se nomme lui-même Anonyme Relatif soit AR n'est jamais passé à l'acte. Il a eu des relations sexuelles avec des ados de 15 ans et par contre, a effectué 6 mois de préventive pour détention de photos pédopornographiques.
D'entrée de jeu, je me permets d'expliquer ma conception du débat, à savoir une écoute de notre part mais une remise en question d'autre part. J'ai beaucoup appris. Clairement. Mais quel est le bilan à l'heure actuelle pour ce qui me concerne ?
Il est communément admis qu'avec l'arrivée d'internet, et des moyens de communication en général, des pédophiles en sommeil sont devenus passifs (photos, films) ou actifs. (actes) A savoir qu' auparavant, il existait une pédophilie sociale (Les filles une fois réglées étaient bonnes à marier) et une pédophilie underground avec plus ou moins d'interdits sociaux selon les cultures. Depuis longtemps, en France, la pédophilie est illégale. Certains pédophiles étaient actifs, d'autres complètement en sommeil à savoir non confrontés à une "sollicitation". Le poids social était tel et les occasions si rares si on me permet ce genre de raisonnement. Avec l'arrivée d'internet, tout est devenu beaucoup plus accessible photos, films, réseaux. C'est entre autres pour ça qu'on en entend beaucoup parler, phénomène accentué par la médiatisation de ces affaires.
J'ai toujours eu une position relativement modérée, à savoir que je pensais que les pédophiles pouvaient changer à coups de soin, à coups de psychanalyses, à coup de Dieu seul sait quoi. Les témoignages de pédophiles que j'ai pu lire sont édifiants. Aucun. J'ai bien dit aucun, y compris AR qui n'a encore rien fait (je veux dire par là toucher un enfant) ne se remet en question. Ils peuvent être conscients du mal qu'ils peuvent faire ou de la loi mais tiennent à leur identité de manière quasi viscérale. Ils sont ainsi. Point. J'ai même lu que c'est nous qui avions une morale bien pensante érronée et qu'il "fallait regarder le monde avec notre coeur".... AR estime que sa pédophilie l'a défini et qu'il est ainsi et qu'on ne peut lui demander de renoncer à lui. Ma position s'est donc radicalisée. Je pense que la grande, très grande majorité des pédophiles est inapte à changer. La prison fait son effet, 10% de récidive seulement, alors j'aurais tendance à penser qu'un tour en prison (avec une peine qui serve vraiment de leçon) et une obligation de soin plus un enregistrement à un fichier recensant les pédophiles, accessibles seulement pour les métiers où il y a des enfants dans l'environnement, et on a réglé l'aspect sanction. C'est mon opinion, elle n'est pas parole d'évangile.
Pour ce qui concerne la prévention, au bout de cette conversation, je pense qu'il est urgent d'ouvrir des centres anonymes où des hommes ou des femmes se sentant pédophiles mais ne soient pas passés à l'acte puissent parler librement. Il manque clairement un numéro vert. On le sait, la parole est libératrice et ces personnes devraient pouvoir verbaliser de façon à ce que ça "ne leur tape sur le système au bout d'un moment". J'ai même un délire. Ce que j'ai constaté, c'est que ces pédophiles pensent sincèrement que les enfants ont aimé ça. Ils disent même : nous avons été heureux. La notion de bonheur partagé avec un enfant est revenue deux fois. Comment voulez-vous remettre en question quelqu'un qui est persuadé de faire le bien ? Irrationnel versus rationnel. Bon courage. Alors, je me disais que ce qui serait bien et dans la mesure où ca serait supportable pour les victimes qui voudraient y participer, qu'il existe un lieu où tous les "protagonistes" puissent se rencontrer et parler. Je crois que la douleur des victimes confrontées au soi disant bonheur des pédophiles serait une espèce de "clash" peut -être salvateur. Je ne sais pas, je délire. je sais juste que la parole, la verbalisation doit exister. Ça devient urgent.
Quand je parle de tous les protagonistes de la pédophilie, il y a une catégorie auquelle je n'avais jamais pensé. Qu'il était inconcevable pour moi d'envisager, purement et simplement. Et c'est arrivé. Philou. C'est un adulte marié, apparemment heureux, des enfants, grands apparemment, tout dans les clous. Mais Philou nous a raconté qu'enfant, il a séduit des hommes et a eu des rapports sexuels avec eux. Qu'il a aimé ça. Qu'il a eu de la chance car il est tombé sur des hommes doux. Il avait 7 ans la première fois. Ça lui a passé, arrivé à la vingtaine ou même avant (J'ai la flemme de chercher, quasiment 400 commentaires, je renonce. d'ailleurs, je précise que dans ce billet, il y a uniquement mon interprétation des choses, c'est donc sous réserves). Voilà. Les enfants peuvent avoir des désirs sexuels vis à vis des adultes. Le commentaire de l'une des participantes ira dans ce sens, bien qu'elle précise ne jamais être allée jusqu'au bout ou tentée d'ailleurs. Et je ne la souçonne pas de mentir, c'est évident dans ses commentaires. Ça était assez choquant pour moi. Tout autant que le commentaire de Maxime, le pédophile qui nous expliquait que nous étions complètement à côté de la plaque. Mais force est de constater que ça existe. Et là, j'avoue que si je peux l'entendre, si je peux en discuter, ma position n'a pas changé d'un iota. Un commentaire a très bien résumé ce que je pense. Si des enfants peuvent parfaitement avoir ce genre de pulsions, qu'ils peuvent en parler, et ce librement, sans condamnation, sans jugement, la réponse des adultes doit être invariablement la même. NON.
S'il faut apprendre aux enfants que leur corps leur appartient (J'ai eu des réflexions hallucinantes à ce sujet dans cette conversation, je vous le dis, ya du progrès à faire dans ce domaine), qu'ils ont le droit de dire non, d'être gênés par des gestes déplacés, des attitudes ou des propos ambigus, les adultes doivent aussi apprendre à dire non vraisemblablement.
Il y eu aussi un débat sur la majorité sexuelle. La baisser est inenvisageable pour moi. Je trouve que c'est un symbôle fort. Même dans une sexualité normale. Bien sûr que des pré ados font l'amour. Mais la moyenne chez les filles restent, sauf erreur de ma part, est à 17 ans, il serait mal venu de la baisser à 13 ans comme j'ai pu le lire, y compris chez des non pédophiles. On a même eu droit au récit ému d'histoires d'amour entre des gamines de 13 ans et des hommes adultes qui se sont mariés et eurent beaucoup d'enfants. Pour moi, la réponse de ces adultes auraient dû être claire. Non. A la limite, si c'est l'histoire d'amour du siècle, ça peut souffrir deux ans d'attente.
Bref, un débat déstabilisant, incontestablement enrichissant, informatif, écoeurant, révoltant. Il m'est même parfois arrivée de devenir agressive, car je constatais une certaine complaisance qui me révulsait. J'ai eu droit à des réflexions sur ma vie sexuelle qui devait être mortelle d'ennui... et des réflexions sur ma façon d'élever mes enfants, enfin, pardon, le terme employé, c'est "dresser". Mais je suis ravie d'avoir pu assister à ça. Seul le net peut proposer ce genre de choses. Les pédophiles, ou des gens comme Philou tiennent trop à leur anonymat pour que ça se passe en d'autres lieux.
Pourtant, je suis achevée après la publication d'un texte dans un commentaire, éloge ou propagande, hymne à la pédophilie où on explique qu'un pédophile qui fait l'amour avec votre gosse peut parfaitement devenir un adulte référent dans la vie de votre enfant.
Il m'a fallu un kilomètre en piscine pour me sentir nettoyée après ça. Mais je le referais demain et de la même façon si je devais recommencer.Je tiens à la disposition de ceux qui le souhaitent le lien vers cette discussion, je ne sais trop pourquoi, je ne veux pas le mettre ici. Demandez par mail.
Je termine avec la phrase de la semaine
"Le propre de la vérité, c'est de manquer de complaisance."
Victor Hugo, "Les misérables"
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09.11.2009
Le bal perdu : "C'est elle"
Un autre fête
Elle le salue
Il regarde ses chaussures
Elle s'amuse
Danse
boit
rit
danse encore
Elle ne le cherche pas
Elle mène sa vie,
la danse
Emportée par la musique
elle oublie
Quand elle relève la tête
Il est là, surgit devant elle
accompagné d'une amie
Il la montre du doigt
comme pour la désigner
comme un être humain spécial
"C'est elle"
L'amie la regarde
Et il s'enfuit
Elle n'a pas compris
et n'a pas cherché d'explications
Elle n'est plus tout à fait là
L'alcool
La fête à bout de souffle
Elle est dans un état
cet état incertain
où elle couche comme pour
vérifier qu'elle existe
Accoudée au bar
elle se laisse draguer
par un type minable
qui la ramènera chez lui
Lui ?
Il la regarde partir...
Un pincement au coeur
"Second lives " Vitalic
12:46 Publié dans Le bal perdu | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

