30.10.2009

Le bal perdu : les regards/part 1

Elle est assise sur une chaise

Elle fait machinalement tourner son verre de vin

Un geste spontané devenu étudié

à force de constater l'effet

Ses chaussures compensées à fleurs

Sa robe mauve

Manches ballons

Fluide

Trop fine pour ne pas être transparente

mais elle le saura après

C'est la jolie heure entre chien et loup

Les jambes croisées

Elle parle, rit, décrit

Tellement prise par le doux moment

d'être avec lui

que les arrières pensées disparaissent

Il l'écoute plus qu'il ne parle

Il est face à elle

dans un fauteuil

une jambe repliée sur l'autre

Un peu abandonné

T shirt noir

pantalon noir

ses yeux noirs

et ses pieds nus

Il ne l'écoute plus

Il la regarde

Il a envie de la prendre dans ses bras

justement parce qu'elle n'y pense pas

Peut-être

mais il ne le fera pas

 

C'est un des rares instants

où elle aurait pu deviner

Elle le saura après


podcast
Jon Hopkins "The low places"

27.10.2009

L' E.P de la semaine 26/10/09

Mélanger anecdotes de vie (La mienne, tant qu'à faire, hein ?! ) et infos importantes ou superflues, tel est le but de ces Editos Persos. Mon E.P de la semaine, comme ces singles isolés qui sortent dans les bacs d'itunes. Ma petite semaine à moi.

 

Lundi

 

Mon fils a encore des trous dans ses chaussures. Ca défie l'entendement ! Baci m'en est témoin, cette paire a été achetée il y a 15 jours. Mais comment fait-il ?! Je le soupçonne d'oeuvrer la nuit pendant que tout le monde dort en s'emparant d'une paire de ciseaux. Il a du voir l'irakien balancer sa paires de pompes dans la tronche de Bush. Ca doit être un geste politique. Je vous ai déjà dit que Baptiste était fan de Sarkozy ? Non mais sans déconner. Il le trouve beau... Charlotte et moi, ça nous a perturbées pendant une semaine. Faut savoir que Charlotte, pendant la campagne présidentielle, s'est baladée dans la cour de l'école avec un petit panneau "Ségolène Royal". Alors que, même moi, j'étais pas sûre de suivre la Raël du parti socialiste. Bref,mes enfants sont aussi impliqués que moi dans la vie politique française !

Sinon, une semaine qui démarre laborieusement. Je suis encore malade et c'est de la torture d'aller bosser. Je démarre à 10h ce qui n'est pas bien du tout mais question roulage dans la culpabilité, faudra repasser, pour l'instant, mon but c'est d'arriver à respirer...
Le concours "Miss Chirurgie" en Hongrie me fait mourir de rire. Le principe ? Ben, plus t'es refaite et bien refaite, plus t'as de chances de gagner... Le concours s'adressait à des Hongroises âgées de 18 à 30 ans et étant littéralement passées sous le bistouri d'un chirurgien plasticien. Une simple injection de Botox ne suffisait pas à se qualifier. Une centaine de femmes se sont inscrites à la compétition. Et voilà la gagnante, apparemment ! Vous remarquerez la remarquable (!!) absence de naturel, pour le coup, élément essentiel de ses compétences.

 

 

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En parlant de compétences, je lis un article sur les éjaculateurs précoces. Situation difficile. Mais ce qui me frappe le plus, c'est la difficulté à en parler autour d'eux, de peur qu'on ne se foute de leurs gueules. Il y a en un qui raconte, qu'après avoir expliqué son problème à une nouvelle amie, à quel point cela avait été traumatisant de se rendre compte qu'elle en avait parlé à tout le monde. Un dindon de la farce qui n'a pas trouvé ça marrant. Je me mets à sa place. Ca doit être traumatisant. C'est irrespectueux.

Le traditionnel mail d'Ann-So pour annoncer le changement d'heure.Ca fait des années que ça dure. On arrive même à avoir des traditions sur internet ;)

 

Mardi

 

Ha... Les contradictions humaines... Fréderic Mitterand avait défendu, il y a quelques temps, un rappeur qui, dans une de ses chansons, au titre romantique "Sale pute", ne voyait aucun inconvénient à "avorter à l'opinel" une jeune femme. La libre expression, la liberté artistique, tout ça, blabla. Il semblerait que, par contre, si des rappeurs "niquent la police", bon, ben là, la liberté d'expression, artistique, tout ça, blabla, ben ça ne marche plus. J'adore... Voir ici
Il y en a d'autres contradictions humaines. J'ai cette copine qui est remontée comme une pendule après une autre amie qui est amoureuse d'un mec marié mais séparé de sa femme. Ils ont enclenché une procédure de divorce mais il semblerait que cette copine trouve ça immoral quand même. En oubliant qu'elle-même mariée, elle trompe son mari dès qu'elle peut et que celle qu'elle critique se trouve être celui avec qui elle couche. Les gens sont étonnants, non ?

Je déjeune avec mes deux frangins, Sly et Yvan. Je ne peux pas décrire le nombre d'heures à ricaner bêtement avec ces deux-là. On fait un point route sur nos vies respectives et surtout fêter le départ à New-York de Sly. J'espère qu'il arrivera à faire sa vie là-bas, un pied à terre à Manhattan, c'est toujours très cool ! J'ai habité là-bas, il y a longtemps. Trois endroits différents : Little Italy, Wall Street et Brooklyn. Oh, pas longtemps, hein ? Quelques mois et quelques allers retours. Mais quand on est célibataire, en pleine forme et encore jeune, New-York ? C'est juste the place to be !

 

 

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Les Yes Men sont de retour. Je ne vais pas encore expliquer ce que c'est. Toujours est-il que cette bande de malades a encore sévi. Le 19 octobre 2009, les Yes Men, se faisant passer pour des représentants de la chambre de commerce des USA (US Chamber of Commerce), ont tenu une conférence de presse annonçant le revirement de l'organisme en faveur des politiques de lutte contre les changements climatiques. Ouarf.... On peut toujours rêver qu'ils le fassent en vrai... Plus de détail, ici

Je m'énerve contre EDf dans le cadre de mon taf et je leur envoie un mail :

"bonjour

Là, je dois dire qu'on atteint des sommets. Je viens d'apprendre après 4 mois d'attente que le changement d'un tarif jaune vers un tarif bleu comme vous l'aviez suggéré, coûte pas mal d'argent, à peu près 110 euros pour vous, plus un devis de raccordement dont JAMAIS vous n'avez parlé.

On m'a parlé de 2000 euros...

J'ai mis trois mois pour obtenir un devis concernant l'expert. Je n'ai toujours pas reçu le document concernant ma demande de changement de tarif à ce jour. Et c'est la concurrence qui m'a avertie que le raccordement avait un coût et pas des moindres.

Alors, ce qui est formidable avec votre entreprise, c'est que si je vous écoute, après vous avoir contacté POUR FAIRE DES ECONOMIES, après avoir quasiment supplié pour qu'EDF veuille bien faire son boulot, eh bien je me retrouve en train de dépenser 4000 euros de plus : 1700 euros d'expert edf, 2000 euros de raccordement et 110 euros pour le fun.

Attention, c'est un énorme concept là. Je vous contacte pour économiser et à la sortie, je dépense un tiers de plus. C'est juste génial... Du jamais vu, je crois. Je fais ça avec mes clients, je ferme la baraque dans quinze jours !

Est- ce que vous avez l'impression d'avoir fait votre travail ? Non mais sérieusement ? Mon contrat maîtrise d'énergie ? Et si on parlait d'un contrat maîtrise des dépenses.... ?"


Mercredi


Il semblerait que l'expression hype du moment soit "Mais allez, te mets pas la rate au court bouillon !". Soyons clairs, la dernière fois, que j'ai entendu officiellement cette expression, c'est approximativement en 1978. Ou en 1979, je ne sais pas, je ne suis pas linguiste. Isa me l'a sortie l'année dernière, ça m'a fait marrer. Mais là, je m'inquiète, dans ma boîte, c'est la 4ème fois qu'on la sort...

 

 

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Mon webmaster me surnomme "Great Garbonnara" en hommage à Greta Garbo. Ne me demandez pas comment on en est arrivé là, ce serait trop compliqué.

 

Jeudi

La campagne anti-drogue du gouvernement me laisse pantoise. Comment voulez-vous que ce soit crédible si vous continuez à tout mélanger ?! Fumer du shit n'est pas spécialement une qualité, entendons-nous bien, mais les comportements ne sont pas les mêmes puisque les 3/4 des gens qui fument des joints ne sont ni des dangereux criminels ni des toxicos. Alors, oui, la plupart des consommateurs de drogues dures fument. On est bien d'accord. Mais l'un n'implique pas l'autre. Si le gouvernement continue avec sa façon d'envisager les choses, vaut mieux arrêter de sponsoriser des espaces publicitaires à 12 000. Ca n'a aucun impact. C'est même pire.... Alors que celle qui suit, elle, elle est drôle et incitative... à se renseigner !!

 

 

 

 

 

Il semblerait que le milieu de la mode est à faire face à une question cruciale : doit-on porter ou non une culotte cet hiver ? Je m'explique, la culotte au vu de tout le monde, hein ? A la Lady Gaga :

 

 

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Je ne cache pas que j'aime bien être fashion mais là, j'ai des doutes. J'ai renoncé aux cuissardes. Sans déconner, j'ai passé l'âge. Alors la culotte... Sur les podiums, de la culotte, et encore de la culotte. Et on le sait, leurs conneries ont vite fait d'arriver dans la rue. D'ici à ce que rue Etienne Marcel, il y ait des Lady Gaga partout, il n'y a qu'un pas, que perso, je ne franchirai pas.

Je trouve toutes ces infos essentielles dans le ELLE. Mais j'apprends aussi des choses importantes. Il y a une blogueuse cubaine célèbre. Yoani Sanchez arrive par miracle à envoyer des notes pour qu'on les publie sur son blog où elle raconte la vie quotidienne des cubains qui n'est pas franchement funky. Elle n'a jamais pu aller chercher les prix qu'on a souhaité lui remettre pour son travail. Les autorités refusent catégoriquement de la laisser sortir.

 

 

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http://desdecuba.com/generaciony_fr/

 

 

Comme quoi, avoir un blog a parfois du sens...

 

Vendredi

Je me suis remise à écrire. Non mais vraiment écrire. Des notes comme des photos. Des repérages avant tournage. Je veux dire par là, des petits textes courts avant de relier tout ça et faire dans l'abondance. Des notes qui m'amèneront peut-êre à terminer encore un brouillon de roman, le premier étant inexploitable pour l'instant.

L'ironie du sort... Simultanément je reçois un mail de Resf concernant une jeune congolaise qui est priée de rentrer chez elle alors qu'elle est en plein BTS en France. Et je bouquine Voici (Je le répète, j'adore. Je ne suis ni obtuse,  ni manichéene, je lis les inrocks et Voici, ça s'appelle l'ouverture d'esprit... Par contre "Closer", je peux pas, c'est vraiment les bas fonds de la presse mais je comprends tout à fait que certains adorent). Et donc... Dans Voici, ben ya des photos d'Eric Besson avec sa nouvelle compagne, pour laquelle il veut divorcer. La dite compagne contre laquelle je n'ai rien, c'est leurs affaires, se trouve être une tunisienne de 22 ans qui fait actuellement ses études en France. M'est avis qu'elle n'aura pas de problèmes. Elle... C'était dit juste comme ça. Comme une mesquinerie.

La mesquinerie. Est-cela qui pousse un flic à piétiner avec ses pieds des objets en fin de vie ? A Belleville, des marchés de la misère s'installent. De vieux messieurs maghrébiens ou noirs, des chinois, des roumains tentent de survivre en vendant tout et n'importe quoi. Ils sont complètement hors du système : pas d'aide, des chambres à 350 euros qu'ils partagent. Et des flics qui piétinent  leur pauvre attirail en collant des amendes de 172 euros que certains mettent un an à payer... (Source Inrocks)

Et pendant ce temps, 140 milliards. 140 milliards, c'est le montant des bonus reversés cette année. Mais il faudra m'expliquer comment ce montant est possible alors qu'en 2008, il était de 117. Et en 2007, de 130. Je ne sais pas, je croyais que c'était la crise...

36% des moins de 35 ans twittent après l'amour. On fume plus, on twitte. Les gens sont bizarres, quand même....

 

Samedi


Ben rien. Je suis grognon en ce moment , le phénomène dépression légère du mois de novembre doit arriver. Je me bouge le cul par contre. Si  j'ai été sujette à ces coups de déprime régulièrement, je ne me laisse plus du tout aller. Musique funky à fond la caisse, actions et réactions. L'avantage de vieillir. On se voit venir avec le temps ;)

 

Dimanche


D. DAY. Ouais. Je rencontre les enfants de mon mec, avec toute sa famille quasiment. Pour être très exacte, je connaissais tout le monde sauf les enfants que je n'avais pas vu depuis longtemps. Mes enfants étaient avec moi. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet. Je ne me répands pas sur tout, en fait. Quand je livre des textes personnels, ils ont un but thérapeuthique. J'écris des problématiques, le phenomène de l'écriture me permet de régler, en général le problème. C'est une subtilité qui ne saute pas aux yeux, j'imagine, mais elle existe.


Donc juste dire un jour joyeux, un jour nerveux, un jour soucieux, un jour harmonieux.


Je rentre fatiguée. C'était de fortes émotions pour tout le monde. Indie me rejoint un peu plus tard à la maison. Heureux et soulagé. Tant est si bien qu'il dort comme un bienheureux à 21h30... Je le suis de près....


Je termine cette semaine avec une phrase que je trouve juste jolie et qui me parle


"La belle désarçonnée par le souffle de la robe rouge qu'elle venait d'enfiler, perdit de son arrogance et le temps fit une pause légère et imperceptible. Une paix souffla sur le monde et toutes les agonies furent suspendues l'espace d'un regard"
Le coeur cousu Carole Martinez

Bonne semaine à tous ;)

 

 

 

23.10.2009

Le bal perdu : Au commencement

Un soir, il y a très longtemps

Une fête, atmosphère embrumée, alcoolisée

Elle se tient sur son tabouret

Elle se sent vacillante

Elle tourne lentement la tête sur le côté

Ils croisent leurs regards...

Elle en a rencontré des yeux

Mais jamais cet instant si fugace

ne s'est autant gravé

Elle n'a pas distingué ces traits

Elle s'est juste noyée

dans cette silhouette,

en lui qu'elle distinguait à peine

Elle était un peu trop allumée

Elle est descendue de sa miséricorde

Elle est partie

Pourtant malgré elle,

Malgré lui,

Le bal perdu commençait

 


podcast

Apparat "You don't know me"

 

 

 

 

 

 

Le bal perdu Ce détour qui n'en finit pas

Elle a refusé de jouer.

Il a été étonné.

Puis il a encore glissé.

Elle ne relance pas.

C'est toujours lui qui balance,

qui tangue.

Ce détour qui n'en finit pas...

Ce bal perdu qui n'en finit pas...


podcast
Benjamin Biolay "Tu es mon amour"

 

 

21.10.2009

L' E.P de la semaine 19/10/09

Mélanger anecdotes de vie (La mienne, tant qu'à faire, hein ?! ) et infos importantes ou superflues, tel est le but de ces Editos Persos. Mon E.P de la semaine, comme ces singles isolés qui sortent dans les bacs d'itunes. Ma petite semaine à moi.

Lundi

Voldemag est piraté. Heureusement j'ai un webmaster absolument génial et réactif. Tout rentre dans l'ordre très rapidement ! On dit merci au père Voldas ;)

Je suis ravie, je suis la  52770ème personne dans le monde à porter le collier "Time for climate justice". Il fait son petit effet. Mon boss se penche même vers moi en se foutant de ma gueule "Bah, toi aussi, t'as ce truc de bobo ?!". Apparemment, le monde de la pub s'est mise en tête de sauver le climat à défaut de l'intelligence, ce milieu-là baignant plutôt dans la connerie..

Quant à poker quelqu'un sur facebook, il faut savoir que ça peut mener tout droit en prison. Etonnant, non ?!

Il y en a bien un qui crée la surprise, c'est Jean-François Coppé qui a carrément le culot d'affirmer que Nicolas Sarkozy aurait dû être nommé prix Nobel de la paix... J'en reste sans voix... Faudrait-il le nommer pour ces excellentes performances pour les sans-papiers ? L'accueil triomphal à Kadhafi avec sa tente installée dans  le jardin de l'Elysée ? Notre présence à l'enterrement d'Omar Bongo ? Je ne sais pas, qu'on m'explique...

En parlant des sans-papiers, j'aime beaucoup l'explication d' Eric Besson à propos de la reconduite en Afghanistan des sans-papiers arrêtés dans la jungle : "L'Angleterre le fait bien, elle !". Ha... Ben à ce compte-là, la Chine pratique la répression, ya qu'à faire pareil, non ? L'Arabie Saoudite pratique la discrimination vis à vis des femmes, ya qu'à le faire. Au Rwanda, ils ont eu un génocide, ya qu'à faire pareil, encore une fois. Mais c'est quoi ces arguments à la con ?!

Je me console en regardant "Cold Case" mais je me pose une putain de question : Pourquoi, à chaque fois, que je regarde un épisode avec quelqu'un qui l'a déjà vu, il est systématiquement pas foutu de se rappeller de la fin ? J'vous jure, c'est tout le temps, comme ça. A croire que Cold Case enclenche une mémoire tampon de poisson rouge.

Pourtant, je crois comprendre pourquoi j'aime autant cette série... L'idée que le crime ne reste pas impuni et qu'il faut passer à la caisse un jour ou l'autre. Je trouve cela réconfortant.

Mardi

Je suis perplexe. Mon blog perso connaît une fréquentation sans précédent. J'en suis à 411 visites ce mois-ci alors que ce truc est un modèle du genre, je ne file l'adresse à personne ou quasi personne, il est interdit de le mettre sur une blogoliste et les commentaires sont systématiquement fermés. Ce blog est un concept anti-blog précisément. Je ne comprends pas comment ces gens arrivent chez moi.Ca m'angoisse, lol !

On dirait la journée facebook car j'ai deux vainqueurs pour les statuts de la semaine, Tonio & Angélique.

Tonio : "Ne fait plus de blagues racistes mais... "plaisante sur les auvergnats!" (dixit le ministère de l'interieur)... N'est plus pédophile mais... "est ephèbophile!" (dixit le Vatican) et... Ne fait plus de fists mais... "...;Se met les mains au chaud en vue de l'hiver!!!" (dixit J.M Bigard)... Vive les joies de la sémantique!!!!

Angélique :"On a toujours une image figée de ceux qu'on aime jusqu'à ce que, de temps à autre, on capte accidentellement une vision d'eux en temps réel et , pendant les quelques secondes où notre cerveau s'ajuste à cette nouvelle réalité, de petites choses se décrochent au fond de nous, quittent la route et partent s'écraser au bas de la falaise en hurlant(...) On vieillit..."

"Perte et Fracas" de Jonathan TROPPER (Éditions 10/18)... GÉNIALISSIME !!!!! (titre original "How to Talk to a Wideower") A LIRE !!!

Le soir, les enfants regardent "Les enfants du Paradis". Charlotte est fascinée par Garance, par sa voix. Je lui parle un peu d'Arletty.

 

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Je traîne un peu sur le web, et je découvre avec horreur que Pacovolume cite dans ses influences Pierre Bachelet...

 

Mercredi

La matinée démarre en fanfare avec une engueulade pas piquée des vers avec le gérant du café du rez de chaussée. J'ai une sainte horreur qu'on ne tienne pas ses engagements. Nous avons pour habitude de tenir compte des priorités des commerçants, on est pas débile mais cela suppose forcément que les termes du contrat soit respecté. Or là, c'est pas le cas. Comme mon boss est propriétaire majoritaire dans notre immeuble et que je commence à maîtriser la co-propriété comme ma poche, c'est moi qui ai pris le relais sur pas mal de choses. Le crétin du ras de chaussée ou des paquêrettes m'explique que je le menace. Je corrige "Non. Ou vous faites ce que vous aviez promis ou je vous noie sous les procédures, c'est pas pareil. J'ai les reins assez solides pour ça, pas vous. Alors réfléchissez sérieusement." Rue Saint Denis, faut le savoir, c'est une mafia. Une putain de mafia ! Les mecs se tapent complètement de la loi. Sauf que ces gens-là, vous pouvez les avoir à l'usure. Le précédent gérant a fait le mariole jusqu'à ce qu'il craque. Ben, là ça va être pareil.

L'Elysée pratique "Faites ce que je dis, pas ce que je fais". Ils ont fabriqué 400 copies illégales d'un dvd sans l'accord de la prod. Scandale tué dans l'oeuf, la prod s'écrase, l'Elysée pavoise. C'est bien... (Source Canard enchaîné)

Voldemag se refait pirater. Il semblerait que ce soit des hackers russes. C'est con, j'aime bien les russes sur le web, moi. Je leur achète plein de zic. Je fais marcher le business comme qui dirait ! Ca me gave, surtout que je ne vois pas l'intêret sur un blog comme Voldemag. Bref, en espérant que tout rentre dans l'ordre...

On reçoit des places au boulot pour "La nuit du zapping" en remerciement du coup de main qu'on leur a filé. C'est cool... Ne pas oublier que "La nuit du zapping " reverse une partie des bénéfices à Solidarité Sida. Se marrer et faire une BA, le pied, non ?

 



Ca passe dans toute la France, alors pas d'excuses !

Sinon, je passe la journée à faire de la compta analytique. Ouais, comme ça, ça fait pas envie. Erreur ! C'est précisément le truc le plus bandant à faire en compta. J'adore ça ! Non mais sérieusement, en plus, je déconne pas. J'adore ça. Il n'y a rien de tel pour voir comment une boîte fonctionne réellement. Je sais, ça surprendra toujours venant de ma part.

Je termine ma soirée en attaquant le bouquin de Jean-Philippe Toussaint "Faire l'amour". Un type qui emploie le mot "transatlantique" au lieu de "transat" a forcément toute mon estime...

 

 

 

Jeudi

Je rends une visite informelle à l'équipe de Spöka entre midi et deux, question de savoir ce qui arrive comme projet ou comme nouvel artiste. J'aime beaucoup bosser avec eux. En terme de musique, ça fait deux ans que je vois les web agencies et les labels bosser. Il y a deux catégories : ceux qui prennent le temps de cibler et d'installer une relation de confiance et d'autres qui bossent comme des bourrins à coup de mails. Je suis à un stade en matière de musique où je peux me permettre de faire un peu la difficile. Il y a, par exemple, certains bureaux de presse avec lesquels je ne travaille plus. Je ne dis rien (Une nouveauté !) mais je fous leurs mails systématiquement à la poubelle. Les labels, pareils. Ceux qui se la jouent cool et pro au départ, et qui se contentent de diffuser une newsletter, pareil à la poubelle. Je suis assez grande pour m'inscrire à une newsletter si je le souhaite, merci beaucoup !

Actuellement, si je parle d'un artiste sur Voldemag, c'est que j'aime bien ce qu'il fait. Après, je collabore avec deux agences : Spöka et Ping-Pong, à l'heure actuelle, les seuls compétents du web à ma connaissance. Il y a aussi Benjamin, qui est parti aux transmusicales de Rennes, qui est ultra pro. Les billets plus développés en terme de musique, que ce soit les interviews, les live report etc ne concernent que ces trois entités. Je tenais à ce que ça soit clair.

 

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Mat me file "Okou", et c'est le coup de foudre. Mon Dieu qu'ils sont beaux ces deux-là ! Et ils sont classes... Loin de la vulgarité ambiante. Et leur musique est hors du temps. Ce truc est quasi invendable mais je relève le défi ! S'il vous plaît regardez le clip.


 




Je les interview dans pas longtemps...

En parlant de blogueurs et de rémunération ( Ce qui n'est pas mon cas actuellement, je tiens à être très claire sur ce point), une loi vient d'être votée aux Etats-Unis. La Fédéral  Trade Comission qui met à jour  les dernières recommandations sur la publicité éditorialiste datant de 1980 a décidé de punir par une amende de 11 000 dollars le fait de  ne pas stipuler clairement que cela soit un billet sponsorisé. Parions que ce sera bientôt le cas en France.

 

Le soir, on file avec Baci au vernissage de l'exposition sur Miles Davis. C'est blindé de monde, cette expo est clairement un succès, ça fait plaisir d'avoir fait partie des premiers à l'avoir vu. Je me sens chanceuse ! Mais trop de monde, ça tue l'apéritif et nous nous réfugions au café de la musique pour boire une coupe de champagne et raconter des saloperies, grande spécialité de Baci & I !

 

Vendredi

J'entame la journée avec une conversation avec mon webmaster, qui adore trouver des comparaisons que je qualifierais de pittoresque "C'est surtout qu'on n'a plus le temps d'approfondir un dossier ou même de se révolter qu'on est déjà passé à autre chose, c'est la methode sarkosy. Il va plus vite que l'info pour pas qu'on ait le temps de comprendre quoi que ce soit : tant qu'il y a du mouvement on peut pas s'arrêter pour réflechir. On est gavé comme des oies, du coup on devient aussi blasé qu'une vache qui regarde le train des emmerdes passer". C'est exactement ça !

Je commence à ne pas me sentir bien. Je trouve quand même le courage de pondre un billet sur le nouvel album de Rachid Taha. J'en suis contente !

Je rentre à la maison, Baci me porte secours. Elle gère les enfants et me prépare une soupe thaï absolument délicieuse. On mate avec les enfants "Koh Lanta". Ce que nous voyons, à la fin, nous laisse révoltées. Baci, qui suit ce programme depuis le début, hallucine. Et moi, je suis très en colère. Jusque là, Koh Lanta était l'émission de téléréalité qui avait le plus de déontologie. La version 2009 est pathétique. A deux reprises, jeu de confort et immunité, nous avons pu voir trois candidats s'acharner à faire perdre un autre. C'était mesquin, anti-jeu, révoltant, je le répète. Ca méritait amplement une pénalité. Une fois n'est pas coutume, je laisse un commentaire sur tf.fr qui disait "Koh Lanta est une honte. Kader, Isabelle et Patricks ont été dégueulasses". Voici la réponse de tf1 :

 

tf1_mail

 

Heu... Je ne saisis pas trop parce que par ailleurs, voilà ce qui défile sur le forum de Koh Lanta. Et il serait fort sympathique de m'expliquer l'aspect injurieux ou raciste de mon commentaire si, en dessous, ça ne l'est pas !

koh_lanta_forum

Comme quoi, TF1 n'est pas à une contradiction près. Affaire classée, je ne regarde plus Koh Lanta.

Samedi

Je suis. Maladeuh. Complètement maladeuh.

Nan, sérieux, je suis bien retournée, je trouve à peine le courage d'aller faire les courses de la semaine. Ma prestation s'arrêtera là pour le week-end, je suis en apnée, je ne respire plus. Baci est là, et ça, ça me change la vie, personne n'a idée. Je suis habituée à ce que ça soit marche ou crève et là, miracle, quelqu'un vient gérer les mômes, les bains et les dîners pendant que j'agonise dans mon lit. Je n'oublierai jamais cette fois, où mes enfants se sont démerdés pour bouffer pendant trois jours et où je n'assurais que les urgences. Ma mère me manque quand ça arrive. Bah... C'est peut-être de l'ordre du fantasme de me dire que si, elle était vivante, elle serait présente pour ce genre de galères...

Bref, Baci assure, et mes gosses aussi. Et moi, je dors... Pas de cerveau, donc rien à dire

Dimanche

J'ai la crève, je suis à terre. Ma journée se résume à dormir, regarder des séries, manger, dormir, séries, etc. Je dors de 14h à 17h, me réveille légèrement mieux. Comme vous foutez complètement du fait que je suis malade, je vais plutôt vous parler de la série "Big Love", saison 1 entièrement avalée en l'espace de 48h... D'abord, j'adore le générique et cette chanson des beach boys

 




Cette série met en scène une famille polygame d'Utah, membre de l'Église Fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, un mouvement religieux issu du mormonisme. La première et seule épouse légale de Bill est Barb, mais il partage aussi son lit avec sa « femme moyenne », Nicki, et sa « plus jeune femme », Margene. Bill a également trois nouvelles maisons contiguës à Sandy, Utah, sept enfants, et une entreprise de bricolage et d'outillage pour la maison en plein essor. La série démarre alors que Bill reçoit de mauvaises nouvelles au sujet de son père qui vit dans une communauté fondamentaliste en Utah.

Bon, c'est tous des grands malades, dans cette série. La communauté est une mafia immonde dirigé par un salopard de 76 ans avec une de ses femmes qui en a 14... Vous voyez le genre. Il y a une aptitude à empoisonner les gens proprement effarante. Et la seconde femme, jouée par Chloé Sevigny est... destabilisante !

Ensuite, pour une fois, du moins, c'est assez rare pour être souligné, cette série permet d'approcher un peu plus un monde inconnu : Les mormons version hard core : les polygames. Ce que j'en pense puisque je demande... mon avis sur la question : Je pense sincèrement que la polygamie est le mouvement le plus naturel du monde chez l'homme. Ce serait certainement le cas chez la femme s'il n'y avait pas cette problématique de la détermination de la paternité. Mais faisons court. Oui, je pense que c'est ce qu'il y a de plus naturel. Regardez le nombre d'histoires où "le bourreau des coeurs" vous dit en toute franchise : Je les aime toutes les deux. Ou je les aime tout autant tous les deux. La monogamie est une manière de nous éloigner un peu plus de ce que nous étions, en tant qu'animal. L'instinct de propriété est-il inné ? Parce que, la monogamie a tout à voir avec la propriété, hein ? Tu es à moi et pas à une autre tout en sachant pertinemment qu'il est fort peu probable que vous puissiez satisfaire toutes les envies, tous les besoins d'un être humain, créature infiniment complexe... Bref, pas trop le choix, il faut bien dealer avec la monogamie. La polygamie est illégale, du point de vue du mariage et je trouve ça normal, ne serait-ce que parce que certains seraient capables de contracter des contrats en cachette, et ça c'est mal. Pour le reste, à partir du moment où ça se passe entre adultes consentants, chacun fait ce qu'il veut de son cul. Mais, là, où ça devient carrément intéressant, à mon sens, c'est qu'on se rend compte avec cette série, que si la polygamie est le mouvement le plus naturel du monde, tout le monde n'a pas le cran d'assumer ça. C'est une lourde, très lourde responsabilité pour un seul homme et je ne suis pas sûre que ça soit un cadeau du ciel (!!) tous les jours. Quant aux femmes ? Mazette ! Quelle générosité et quelle abnégation !

Au final, je me dis que la polygamie c'est peut-être la solution la moins hypocrite. Quand vous connaissez le nombre d'enfants qui ne sont pas vraiment de leur père, ou adultérins, le nombre de mensonges et de trahisons commis au nom de la monogamie, je me permets d'émettre des doutes sur la fiabilité du système. Mais ça supposerait de ne pas être élevé dans les contes de fées, et pas du tout avec les mêmes notions de preuves d'amour. Et hélàs, ayant baignée là-dedans, je crains de ne pas être équipée psychologiquement pour ce merveilleux système qui, pourtant, me semble le plus rationnel, parfois. Je suis jalouse et possessive, donc inapte.

Je termine avec la phrase de la semaine. Hommage à Gainsbourg car le film arrive et l'acteur est stupéfiant. De ressemblance physique.

"Je connais mes limites. C'est pourquoi je vais au-delà"

Serge Gainsbourg

J'aime bien cette phrase. Je la pratique souvent...

 


13.10.2009

L' E.P de la semaine 12/10/09

 

Lundi

Il pleut à torrent. C'est chiant parce que je dois emmener mon fils faire ses rappels de vaccination. Nous nous y rendons en dépit du bon sens, direction la PMI. Pour apprendre que Baptiste ayant eu le mauvais goût d'avoir 6 ans, il est prié d'aller dans un centre de vaccination. Pour une fois que je jouais à la mère modèle...

Mathieu remporte la palme du statut facebook : "Delphine C oublie son blackberry sur le tableau de bord de sa voiture garée porte de Champerret ce matin (nous sommes à métro Bourse.) Entre midi et deux elle part là bas pour récupérer son téléphone, évitant ainsi un éventuel casse. Arrivée devant ...sa voiture, elle s'aperçoit qu'elle a oublié ses clés de voitures au bureau."

Daniel nous annonce tout à fait officiellement que dans le cadre du plan vigipirate, il sera dans l'obligation de nous pratiquer des touchers rectaux quotidiens à cause des bombes anales. Romain dit que c'est pêché que Daniel n'ait pas été gynécologue...

N'empêche, cette histoire de bombes dans le cul, ça oblige à reconsidérer les choses. On n'est à l'abri de rien, c'est terminé. Tout est devenu incontrôlable. Carpe Diem...

Je me suis achetée deux bouquins de Jean-Philippe Toussaint chez mon libraire d'occase préféré. Il est l'auteur de The livre de la rentrée  "La vérité sur Marie" . Les titres : "Faire l'amour" et "Fuir". C'est un peu la même chose, non ? ;)

 

Mardi

J'aborde fièrement ma toute nouvelle acquisition : un legging simili cuir. Pas de dérapages vestimentaires avec ce genre de choses, hein ? Bottes noires et long pull large. Tout le reste est à proscrire sous peine d'avoir l'air d'Olivia Newton John et sérieusement quelle gonzesse digne de ce nom veut ressembler à la blondasse de Grease ?

 

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Le truc, c'est que ça tient chaud. Vraiment chaud, c'est la chouette idée de l'hiver ;), pas d'automne ! Si j'étais honnête, j'avouerai qu'on transpire du cul dans cette chose mais je ne le dirai pas... Nous en discutons avec Lau et je me souviens de ma jeunesse. Car ce n'est pas la première fois que je porte ce genre de "pantalons", j'ai déjà sévi dans les années 90. D'où ma conversation avec cette grande tarée de Lau.

-"Haa ! Tu te rappelles quand on portait des pantalons en plastique noir ?!"

-"Ha ouais ! J'ai déjà vu ma mère en porter sur des photos !"

Connasse...

Mon webmaster a un statut gmail qui me fait mourir de rire  : "Fantasme sur un tapis d'eveil avec des côtes de boeufs suspendues"

WALP est lancé et c'est un joli succès !

 

Mercredi

Eric Besson prévoit de renvoyer des afghans dans leur pays d'origine. Mais qu'est devenu mon pays ? Ils sont en train de mettre à terre tout ce pourquoi la France fut une grande nation. Toutes les valeurs qui font que je suis viscéralement attachée à mon pays s'envolent en fumée... J'envisage de demander la nationalité italienne. Encore faudrait-il que mon pays d'origine veuille de moi ! Et puis Berlusconi... (Note : demander la nationalité islandaise, c'est mieux)

Je vais chez le coiffeur. Je fais un premier tour entre couleur et coupe. Mais je n'en peux plus de cette tête que je me trimballe depuis un an. J'y retourne et je tranche dans le vif. Du court, du aéré, du style. J'en sors en me trouvant séduisante. Je crois que je vais traîner cette coupe pendant un moment : un carré au-dessus du menton, légrèrement dégradé. j'ai l'impression d'être une fille des années 20, période de mode que j'adore plus que tout !

Je rentre à la maison, mon fils dort chez un pote ce soir car Charlotte et moi, nous allons voir notre premier concert ensemble. Baci nous rejoint. Elle fait partie de la famille à présent, c'est la marraine de Baptiste et j'en suis fière. Baci, non contente d'être une femme (Ouais, une femme, n'est-ce pas Baci ?) formidable, est surtout un être réfléchi. Mois après mois, elle a construit une relation avec mes enfants. Il faut bien l'avouer, une relation particulière avec Bapt. Je les ai observé tous les deux. Mais ce qui a fini de me convaincre, c'est que Baci est une femme rationnelle. Et que quoiqu'il arrive entre nous, je sais que ce ne sont pas mes enfants qui paieront l'addition, contrairement à la précédente marraine de mon fils.

En attendant, premier concert de ma fille. Son groupe favori. Elle a de la chance, il a lieu dans le musée des arts forains de Paris.

 

 

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Elle est impatiente. J'aime bien Créature mais pas au point de me déplacer. Charlotte, elle, elle est fan. Elle a même ramené le cd à l'école pour que ses copines et elle fassent une chorégraphie dessus. Je suis très exigeante niveau musique avec mes enfants. C'est du terrorisme intellectuel. Ils sont réveillés par Radio Nova. Je refuse toute merde prête à consommer. Tous les cds que je reçois sont mis sur mon itunes et atterrissent directement dans le panier à cd de ma fille. Donc elle en a plein. Mais c'est quand même Créature qui l'a fait vibrer. Le concert commence...

Bordel ! Elle s'est carrément pas loupée ! C'est démentiel. Les quatre ont une énergie phénomènale, c'est complètement irrésistible ! Je m'éclate comme ça faisait longtemps que je ne m'étais pas éclatée dans un concert. C'est rock, c'est punchy, c'est énergique. C'est whaw ! Charlotte toujours très anglaise as usual, se tient droite comme un i tout devant la scène. Elle est la seule petite fille dans la salle. Qaund arrive sa chanson, elle se met à bouger. Elle est heureuse ma reine Victoria... (Je choisis exprès ce prénom car Charlotte aurait dû se nommer ainsi en souvenir d'une fille formidable)

C'est la fin, nous sortons fumer une cigarette (Enfin... moi, hein ?! Charlotte fume pas !). Elle rêve d'un autographe, elle m'en a fait part, j'ai été catégorique, non, non, je n'irai pas à sa place, elle se démerde. Je prends ça comme un exercice de confiance en soi. Elle veut quelque chose ? Ok. Qu'elle aille se le chercher. Ma petite fille de 10 ans prend son courage à deux mains, se rapproche de ses idoles en pleine séance photo. Quand elle revient, elle a des étoiles plein les yeux. Ils l'avaient repéré vraisemblablement, ont été adorables avec elle, ont discuté et lui ont signé deux beaux autographes avec des dessins. "C'était génial, Maman". Ma fille, ma princesse, mon amour avait assisté à son premier concert...

Le lendemain, j'ai envoyé un mail de remerciement au groupe. J'y tenais, ils ont vraiment été super sympas, généreux à la ville... comme à la scène. Idem. Ils me répondent toujours aussi adorables. Que voulez-vous que je vous dise, certains groupes de rock sont non seulement doués mais aussi formidables !

 

 

Pop Culture from Creature on Vimeo.

 

 

Jeudi

Pas grand chose à part arpenter Leroy Merlin, une prise de contact avec un nouveau site de musique dont le propriétaire, Carter,  est super sympa. Staytuned à suivre...

 


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Je me distrais avec un de mes loisirs préférés quand le hasard me fait tomber dessus : pousser dans leurs retranchements des bons fachos comme je les déteste. Cette fois-ci, c'est la peine de mort avec son lot de conneries habituelles. Il y en a carrément un qui explique que les juges, grosso modo, faut les éliminer. Je me marre et je lui demande ce qu'il propose comme alternative...Evidemment, ça ne va pas bien loin. Ca marche assez bien avec ce genre de personnages. Poussez leurs raisonnements. A un moment donné, ça se casse la gueule...

 

Vendredi

Charlotte et moi interdisons à Baptiste de nous remettre une seule fois "Diégo" le crétin de cousin de Dora l'exploratrice... Je passe la journée avec "Suuuuper écureuil volant" dans la tronche, c'est un enfer...

J'aime bien la phrase trouvée chez Mry écrite par Malraux "Un homme, c'est un misérable tas de petits secrets".

Barack Obama est prix Nobel de la paix. Ouais... Je trouve quand même un peu étrange de récompenser le Président du seul état dans le monde à mener deux guerres en territoire étranger... Je ne discrédite pas la bonne volonté du président américain, je dis que c'est inapproprié pour l'instant. Guantanemo est toujours ouvert, l'Irak et l'Afghanistan ne sont pas stabilisés alors, juste une question, pourquoi diable l'avoir choisi lui ? C'est une campagne de relations publiques, le prix Nobel de la paix or what ?

J'ai un déjeuner important aujourd'hui. Je déjeune avec moi-même... Je fais ce que je préfère le plus au monde, manger un croque madame en bouquinant de la presse féminine. Mon côté superficiel, sans doute. Je me jette sur l'article traitant de la castration chimique des pédophiles et je termine en me posant des questions. Il y a une interview d'un pédophile de 50 ans. Libéré sur parole contre la castration chimique. Sur le principe, cela me semble pas mal. Le problème, c'est qu'aux Etats-Unis, c'est le malade qui paye son injection soit 800 dollars mais comme il est fiché, il ne trouve absolument pas de travail. Résultat, il est à la charge de ses parents. Ce que je veux dire par là, c'est que ce mec dit qu'il continue d'être en prison même libre. Il n'y a pas de réinsertion possible. Ses parents payent aussi, au sens propre et au sens figuré, l'addition. Je suis évidemment pour le fichage de ces individus et éventuellement la castration chimique si cela fonctionne. Mais je me demande si la société remplit vraiment son devoir quand on voit les conséquences. Où est la solution ? Bien sûr que la priorité est à la protection des enfants. Mais je crois qu'elle devrait être tout autant dans l'éducation et la réinsertion si tant est qu'elle soit possible.

Je termine mes compils d'octobre. 4 en tout. De l'électro, de la pop-rock, du trip hop et du doux. Je suis contente, ça m'éclate toujours autant de faire ça !

Je mate "Coco Chanel". J'adore. Je trouve Audrey Tautou et Benoît Poolverde très convainquants dans leurs rôles. Coco Chanel est toujours un personnage qui me fascine, je n'oublie jamais "Une femme est toujours trop habillée, jamais assez élégante", un des mes mantras mais son aventure de trois années avec un officier nazi pendant la seconde guerre mondiale, ya rien à faire, ça me reste en travers...

 



Samedi

Petit déjeuner avec les enfants. Baptiste râle, il cherche le lait sur la table. "Mais Maman ! Où t'as mis le lait ?!". Je réponds négligemment : "Je l'ai sorti, il est dehors". Baptiste me regarde interloqué et tout en se précipitant vers la terrasse, gueule "Mais pourquoi t'as mis le lait dehors, Maman ?! T'es bizarre !". Je sous-entendais simplement que je l'avais sorti du frigo... Quel fou-rire avec Charlotte !

Cirque habituel. Je passe à la bibliothèque offrir des livres, et faire le plein pour les enfants pour la semaine. Ils n'arrêtent pas de bouquiner, les chiens font pas des chats. Ma fille n'est pas très bien. Je m'inquiète mais pas de trop. Pas de grippe en vue. Un coup de froid.

En revenant des courses, je croise deux pré-ado et leur frère probablement. En passant, il leur dit "On y va" et en profite pour coller une taloche à sa frangine. Je m'arrête. Je lui explique vertement qu'on ne fait pas ça. Il me demande qui je suis pour me mêler de ça. Je lui réponds que je suis une femme et que par principe on ne lève pas la main sur une fille. Sa soeur prend sa défense "Il a fait ça pour rigoler". Je me tourne vers elle et la regarde droit dans les yeux "Même pour rigoler, ne te laisse jamais faire". Je repars. Scène de l'agressivité ambiante ordinaire...

Je me suis loué un autre film "Ce que pensent les hommes" avec un casting à faire baver d'envie Spielberg. Il y a la petite Drew Barrymore (Comme quoi, on a du mal avec les actrices qu'on a vu grandir, ce sont toujours des petites) que j'aime beaucoup. Et puis, Ben Affleck, Jennifer Anniston, Jennifer Connely, et Scarlett Johansson. Comédie légère, sans prétention, mais qui a le mérite de mettre le point sur le i, une bonne fois pour toutes. Si un mec te rappelle pas, ce n'est pas parce qu'il a été enlevé, ou malade, ou mort, ou Dieu seul sait quoi. C'est juste qu'il n'en a rien à foutre ! En bref, arrêtez d'interpréter, ce que dit un mec, ça ne veut pas dire autre chose que le sens premier des termes qu'il a employé généralement...

 

 




Pendant le film, il y a quelque chose qui me laisse perplexe... Il y a un feu d'artifice dans le 19ème... Le 10 octobre, à part la Saint Ambroise, je ne vois pas. Ha si ! C'est la journée mondiale pour la santé mentale, apparemment peu suivie vu le nombre de tarés qui se baladent encore sur cette planète mais aussi la journée mondiale contre la peine de mort. Pétition ici.

Dimanche

Charlotte n'est pas en super forme donc exit la piscine. Place à la journée peinture. La partie chambre de Baptiste est presque terminée.

Le ciel est plombé, c'est un temps à fondue à chocolat. Les enfants adorent, ça devient un champ d'expériences. L'association raisin-chocholat de Baptiste me laisse perplexe...

C'est un jour aussi à nettoyer son ordi, vider les caches de mon mac en l'occurence, une opération que beaucoup oublient de faire régulièrement. Et on s'étonne derrière que sa bécane fonctionne mal...Et on fait des sauvegardes !

Je regarde un reportage sur la Russie, où se pratique le révisionnisme : Le petit-fils de Staline peut se permettre d'attaquer en justice un journal qui avait osé critiquer son cher grand-père. La grande famine ukrainienne n'est pas lié à l'URSS a déclaré le gouvernement ukrainien sous pression. Pour info, voilà ce qui s'est passé :  "Sous Staline, une famine provoquée artificiellement par la collectivisation forcée des paysans et la réquisition de la majorité de leurs récoltes, aurait fait 7 millions de victimes en Ukraine de 1932-33, alors que cette région était la plus prolifique d'un point de vue agricole de toute l'URSS. Les Ukrainiens l'appellent « Holodomor » ou « l'extermination par la faim ». Le Parlement européen a reconnu dans une résolution de 2008 l'Holodomor comme un « crime effroyable perpétré contre le peuple ukrainien et contre l'humanité » (Source Wikipédia).

7 millions de victimes...

Et merde, j'ai oublié les petits-pois. Je fonce à l'épicerie du coin, près du vidéo club. Je fonce, ha tiens, ya pas la bande habituelle, ya que deux pinpins en train de se peler le cul sous la pluie. Je les gratifie en passant d'un sourire et d'un "Il pleut, c'est con, hein ?". Je sais, je sais, c'est mesquin... L'épicerie est en face de  la synagogue du quartier.  Ya deux flics postés devant. En mon fort intérieur, je me dis que j'aimerais bien deux flics postés en bas de ma rue quand, soudain, je reconnais la gamine d'hier qui s'était pris une claque. Je crève d'envie d'attendre les parents pour leur expliquer l'attitude totalement machiste de leur fiston. Je lâche l'affaire. Je me doute que je vais me faire jeter. Les juifs dans mon quartier sont très pratiquants, tellement d'ailleurs, qu'ils ne vous adressent pas la parole pour la plupart si vous êtes goy. Pour info d'ailleurs, et selon wikipédia, le terme de goy ou goï (héb. גוי, nation) apparaît à la base dans la Bible hébraïque afin de désigner une « nation » pourvue d'institutions, par opposition au « peuple » (héb. עם, 'am), qui qualifie plutôt un conglomérat de personnes[1][réf. insuffisante].

Étant appliqué bien plus souvent aux nations environnant Israël qu'à Israël même, il a progressivement acquis un sens proche de Gentils (du latin Gentiles, les « Nationaux »), les non-Juifs. Le sens du terme a évolué selon les époques, l'usage biblique du terme n'étant ainsi pas celui du Talmud, ou de la période moderne.

Pour l'anecdote, assez drôle d'ailleurs : "La langue du Nouveau Testament atteste qu'au moins au premier siècle de l'ère commune, l'un des synonymes de Goym, pour désigner les non juifs, était Prépuce (grec akrobustia). Ainsi par exemple dans la lettre de Paul aux Ephésiens (II, 11) : « Vous les nations (non juifs) qu'on appelle le Prépuce ».

Nous voilà bien, nous les non-juifs, nous sommes également des prépuces :))

Je termine cette semaine avec cette phrase du bouquin que je suis en train de terminer "Les yeux bandés" de Siri Hustvedt. Je la remets dans son contexte pour une meilleure compréhension :

"Je sais qu'ils espéraient des triomphes sexuels, un cataclysme érotique qui comblerait leurs appétits, je sais aussi qu'en me refusant à eux je devenais de plus en plus une créature de leurs rêves, un être vaporeux aux cheveux blonds et aux yeux bleus. Ce n'était pas leur faute. La distorsion fait partie du désir. Nous transformons toujours ce que nous convoitons."

La distorsion fait partie du désir

Oui, je le crois... ou je le crains ;)

Guinzu "The light"...


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11.10.2009

Rival ?

Parfois, c'est compliqué. La situation est compliquée. Nous avions prévu d'emménager ensemble, avec plusieurs étapes dont rencontrer ses enfants. L'ex a fait un esclandre, exigé des promesses intenables. Du coup, tout était reporté. Il n'était pas question de brusquer des enfants, suffisamment secoués depuis quelques années. Donc, report jusqu'à une date indeterminée.

J'ai du modifier mes projets et faire avec ce que j'avais. Gérer l'avenir de mes enfants et le mien. Du coup rechercher un collège pour Charlotte car elle rentre en 6ème l'année prochaine, regarder d'un autre oeil mon appartement et décider de repeindre. Me lancer à fond dans mes projets personnels, bref mener ma vie entre deux parenthèses enchantées avec mon amoureux.

J'ai donc agi dans ce sens. Mais lui... Lui bosse comme un dingue, se replie sur lui-même jour après jour. La tête dans le guidon en permanence. Il a toujours eu un tempérament angoissé. Les dernières années ont été clairement difficiles. J'ai toujours été là. Mais force est de constater que depuis que je le connais vraiment, il n'a jamais eu de périodes fastes. Il est de moins en moins drôle. De plus en plus inquiet. De moins en moins léger. De plus en plus difficile à gérer.

J'ai mis en suspens tout ce qui nous concernait. Je me suis focalisée sur ce que je pouvais avoir, c'est à dire lui par intermittence. Il fit l'amer constat que je continuais à vivre sans lui. Mais, en ce qui me concerne, ça ne voulait pas dire que je l'aimais moins. C'est juste que, oui, je me suis habituée à la situation et je ne luttais plus. Je ne voulais pas exiger plus car c'était obligatoirement pousser ses enfants dans une situation intenable et je ne voulais pas ça.

Nous avons rediscuté de tout ça. Envisager des situations pour que je rencontre ses enfants tout en ne créant pas de drames. Forcément compliqué. Déjà leur demander s'ils le souhaitaient. Moi, l'impatiente, l'impulsive, j'ai fini par m'apaiser. C'est moi, cette fois-ci qui voulait prendre mon temps et il le prend pour un signe de désamour.

Comme d'habitude, le dialogue nous sauve. Une discussion de deux heures.

Je crois que personne dans mon entourage pourrait affirmer que je me suis donnée la priorité dans mes histoires d'amour. Je me suis même, parfois, mise en "danger". Et au cours de celle que je vis, mon amoureux fut le centre de nos prévalences. J'ai tant attendu... patienté... Les projets auquels je tenais furent tellement reportés...

Aujourd'hui, aller là-bas revient à renoncer à tout ce que j'ai réussi à construire ici. Aller là-bas équivaut à me retrouver dans une ville hostile, sans amis, avec un très hypothétique boulot, probablement moins bien payé que ce que j'ai actuellement, seule, dans un appartement. Parce que, comme nous sommes deux êtres raisonnables, on ne va pas passer de tout à rien. Donc, ce serait le même endroit mais chacun chez soi.

Est-il si incompréhensible que je puisse être pleine de réserves ? Autant, quand nous en avons parlé la première fois, l'amour me donnait des ailes, mais à force de les voir brisées, oui, je me suis mise à réfléchir. Mon amoureux me souhaiterait telle comme au premier jour. Ce qu'il me demande est impossible.

Ce que j'ai construit, je me le dois. J'élève mes enfants seule. Peu y réussissent, comme j'y arrive, en conservant un épanouissement personnel.  Ils ne manquent de rien, ont largement leur droit au superflu, j'ai un boulot que j'aime avec une excellente ambiance, un boss que j'estime, un salaire plus que correct. J'ai mes amis. J'ai développé la musique, je vais à des concerts, j'écris dessus, je commence à avoir une bonne réputation, on me fait confiance. J'ai mon rythme. Si je pars, personne ne me rendra ce que j'aurais perdu !! Alors, oui, je réclame le droit de mieux connaître la situation avant de me lancer tête baissée dans ce qui peut être un mur.

Pourtant, il m'annonce qu'il y a eu quelques changements apparemment. Son ex s'est apaisée, ce qui me fait sincèrement plaisir et pour elle, et pour nous. Il semblerait qu'elle ne soit plus aussi radicale dans ses positions. Du coup, les enfants ne sont plus pris entre deux feux et des échanges sont envisageables. Mais je ne veux, quand même, ne rien brusquer.

Je souhaite rencontrer ses enfants brièvement dans un premier temps. Éventuellement passer quelques vacances. Parce qu'il y a accessoirement les miens ! Est-ce que cette situation va leur convenir ? Si je pars m'installer là-bas, eux-aussi. Je prends toutes les précautions possibles pour qu'ils soient heureux. Et cela suppose que rien ne bouge avant deux ans.

Oui. Deux ans. Deux années encore séparés. Après tout, ne me disait-il pas qu'il nous voyait cinq années comme ça. Ha... L'ironie du sort... Les phrases jetées au vent qui deviennent réalité...

Il vit mal ces perspectives. Et je l'achève en lui disant que quand je le regarde vivre, lui et ses angoisses, il me fait parfois penser à mon ex. Je sais que c'est dur et pas forcément vrai. Mais j'ai du négocier avec ses traumatismes, il est temps qu'il se rende compte que j'ai les miens. Je trouve qu'il devient triste, il n'a plus forcément le même mordant qu'avant. Il ne parle que de ses problèmes et rit rarement. Pourquoi foutre ma vie en l'air pour une perspective pas spécialement funky ?! Parce qu'évidemment, je lui manque et que si j'étais là, ça irait mieux. Je fais un bond ! Je ne serai plus jamais la béquille de qui que ce soit. Ça, c'est non !

Ce qui nous sauve, c'est notre dialogue permanent, et notre intelligence. J'ai été assez vache avec lui et il a encaissé. Il a compris et il s'est remis en question. Moi, le fait de mettre des mots sur ce que je ressentais confusément mais que je n'osais dire m'a libéré.

Nous avons failli devenir rivaux. Chacun exhibant ses besoins, ses envies, ses frustrations. Moi, moi, moi, d'abord. Avant toi. L'amour, c'est une négociation d'égo. Et je ne sacrifierai plus le mien, ça, c'est certain.

Ce que je constate, c'est que non seulement je le pense. Mais j'agis en fonction. Comme quoi, tout arrive un jour...

Alors est-ce que cela implique forcément que son amour devienne un jour son rival ? Est ainsi que cela fonctionne ? En lieu et place de l'aliénation aveugle des débuts, apparaît le combat du "je" ? Mon amant devenu mon adversaire ?

"Do we have to be rivals ?"

"Rivals" Theoretical Girl


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Et puis une seconde, parce que j'aime bien cette petite anglaise, "Good Timing"...


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09.10.2009

I want Miles

 

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Note : Je sais, je sais, le billet est long mais le sujet était tellement passionant, il y avait tant à dire...

La direction de la cité de la musique a invité quelques blogueurs à visiter en avant-première l'exposition consacrée à Miles Davis, « We want Miles ». Une visite privée commentée par le commissaire de l'exposition, Vincent Bessières. Je suis, comme la plupart d'entre vous, loin d'être une aficionado du jazz, je n'en écoute quasiment jamais, et Miles Davis est plus une icône dans mon imaginaire qu'autre chose. J'étais quand même très curieuse de mettre mes pas dans l'ombre d'un géant. I wanted Miles...

Miles...

Il est des artistes que l'on appelle par leurs noms, d'autres par leurs prénoms. Est-ce le degré d'intimité que l'on croit partager, une part un peu plus grande d'humanité ? L'homme et le créateur plus étroitement mêlés ? Nul ne le sait mais tout au long de la visite de l'exposition consacrée à Miles Davis, Vincent Bessières (Eminent spécialiste de jazz) n'utilisera que le seul prénom.

We want Miles... Un clin d'œil à un album nommé ainsi car il était sorti après une longue période de silence nécessaire à un homme brillant mais hélas brisé. Il s'éclipsa quatre années et revint encore plus solaire qu'auparavant. Flamboyant même. Succombant aux années 80 et leurs doses de clinquant et de pub. Quitte à revenir, autant faire claquer les limites, non ? Pour autant était-il dupe ? Il est mort en colère dit-on. Il a vécu en colère aussi, une tempête extérieure, intérieure, comme une compagne :

« Ce que je sais, c'est que l'année après ma naissance, une violente tornade ravagea Saint Louis. (...) Peut-être suis-je animé par son souffle puissant. Il faut du souffle pour jouer de la trompette. Je crois au mystère et au surnaturel ; or s'il y a quelque chose d'à la fois mystérieux et surnaturel, c'est bien une tornade. » Miles Davis

La trompette, le jazz, les voilà les deux gros mots qui rebutent bien des gens. Mais même si vous n'êtes pas clients de ce genre de musique, l'exposition « We want Miles » vous séduira. Car au-delà de l'histoire artistique, au delà de l'architecte du jazz, il s'agit bien d'un très bel hommage à un homme qui a traversé un siècle de changements radicaux (1926-1991). Par ailleurs, c'est la première exposition d'une telle ampleur qui est consacrée à Miles Davis. Celui-ci et Paris avaient une relation naturelle, qui prit corps dans une belle et brève histoire d'amour entre Miles et Juliette Gréco mais aussi par le fait que le dernier concert du musicien eut lieu à la Villette, quelques jours avant sa mort.

La visite se découpe en deux lieux. L'un en noir et blanc, l'autre en couleur, pour mieux signifier la rupture. Avant « l'électrification » et après, et à l'intérieur même de ces deux périodes, des découpages successifs. :

De Saint Louis à la 5éme rue : d'une enfance bourgeoise aux clubs new-yorkais, le rêve du be-bop.

Out of the cool : Invention et haine de soi.

Les albums de la consécration.

La liberté contrôlée : cure de jouvence et remise en jeu du jazz.

Miles électrique, nouvelle époque, nouveau look : Miles branché sur le rock.

On the corner, en quête du son de la rue : la noirceur du funk et l'impact de la boxe.

Silence, solitude et requiem : affres, vertiges et réclusion.

Star people : l'icône planétaire : mise en scène d'une légende, iconique et cathodique.

La mort.

C'est à travers ses chapitres organisés, que vous pouvez découvrir Miles Davis. C'est la vie d'un géant que nous offre la Cité de la musique. Il a été approché par les plus grands musiciens de son temps : Jimmy Hendrix, Keith Jarret, Marcus Miller, Prince, Chuck.D de Public Enemy, Herbie Hancock, John Coltrane, Quincy Jones, Charlie Parker etc. Il a joué avec les plus grands. Démesure, grandeur et décadence, l'homme est excessif.

Tant extra-ordinaire que la seule fois où il éprouve le besoin de s'arrêter, cela durera des années. C'est d'ailleurs à ce moment de l'expo que le travail colossal de l'équipe de la cité de la musique et de l'atelier Projectiles m'a le plus touché. Cette période trouble est symbolisée de manière concrète et l'effet ne se fait pas attendre, on touche du doigt l'espace d'une seconde la solitude d'un homme tant adoré, sous fond de requiem, les affres de la dépression...

Si la vie de Miles Davis se conjuguait plutôt en doré qu'en noir et blanc, il fût confronté aux problématiques de son époque, comme la place des noirs en Amérique du nord. À cette femme qui demanda à 300 musiciens de jazz de prononcer trois vœux, il aura cette réponse significative et terrible :

"BE WHITE."

Être blanc (Sentence visible dans l'exposition). Il a composé la bande son d'un documentaire (Egalement dans l'expo) consacré au premier boxeur afro américain à avoir été champion du monde poids lourd. La voix du boxeur résonne et la trompette de Miles lui fait écho :

« Je suis Jack Johnson, champion du monde poids lourd. Je suis noir, ils ne m'ont jamais laissé l'oublier ; D'accord. Je suis noir, je ne les laisserai jamais l'oublier ».

Miles Davis était boxeur amateur. La boxe le « sauvera » une fois d'ailleurs. Un sevrage sauvage réussi grâce à l'exemple de Ray Sugar Robinson. La drogue, autre problème récurrent de sa vie. Il y tombe, il se relève, il se bat, évite, tombe à terre, se relève, éternel boxeur de ses démons.

Et puis il y a les sempiternels problèmes des hommes : l'argent, la santé, les femmes. Elles se succédèrent dans son cœur et probablement dans sa musique tout le long de sa vie. Ma préférée restant Betty Davis, belle à tomber par terre, chanteuse reconnaissable entre toutes, essentiellement folle furieuse qui l'entraîna vers le rock et des sons plus électriques. C'est entre autres sur ce point que se rejoignent deux artistes extraordinaires : Miles Davis et Picasso. Deux génies comme deux ogres. On le comparait souvent à lui pour le syndrome des périodes. Période cool jazz, be-bop, jazz rock, comme si sa vie se décomposait en longues ou courtes plages d'expériences sans cesse chamboulées, mutations successives d'un homme qui ne supportait pas l'immobilisme et ne tolérait qu'une insatiable curiosité.

On dit de l'adaptation qu'elle est signe d'intelligence. Il était alors remarquablement intelligent. Se remettant, remettant en question sa musique, la musique, sa plus belle, sa plus fidèle maîtresse. Pourtant il disait :

« La véritable musique est le silence, les notes ne font qu'encadrer ce silence. ».

Au final, peut-être faudrait-il, pour mieux connaître cet être hors du commun se poser et prêter attention aux silences entre chaque note qui s'échappe de sa trompette. Car il l'avouait lui-même « Si vous compreniez tout ce que je veux dire, vous seriez moi ! ». Toute la complexité du personnage est là. Au sortir de l'hommage rendu par la cité de la musique, je me retrouve avec une curiosité décuplée, comme touchée par ce qui fut son principal moteur. Au final, cette exposition déclenche l'appétit, comme une mise en bouche façon objets.

L'attirail de l'existence de Miles Davis : Des trompettes, des sourdines, des photos, des films, des albums entiers, un son à la hauteur des œuvres, des instruments, « Ascenseur pour l'échafaud », des partitions, des vestes incroyables, Miles à un défilé de mode, Andy Warhol lui portant sa traîne, des pochettes de disques originales, une série d'œuvres d'art-peintures de Jean-Michel Basquiat, sculptures de George Condo, photographies de Lee Friedlander ou d'Anton Corbijn...

Une mise en scène à la hauteur du personnage : Chaque chapitre de sa vie s'ouvre sur une immense photo, s'illustre par des objets soigneusement choisis, des lieux d'écoute privilégiés, et surtout Miles presque vivant qui apparaît au détour d'un écran d'une taille imposante, toujours plus grand que nous. « We Want Miles » à voir absolument avant que cette exposition ne s'envole vers d'autres pays.

Je conclus par les mots d'un autre, Vincent Bessières « The Sorceser, Prince of Darkness, Dark Magus... Miles Davis est l'ange noir du jazz, nimbé d'une aura de mystère, fascinant, inaccessible, ayant goûté aux extrêmes, il s'impose comme une force occulte, alchimiste transmuant la musique, augure du jazz à venir, maître vaudou initiant le jazz aux mondes parallèles. Miles Runs the Voodoo Down. (...) La musique de Miles Davis est noire non parce qu'elle chante une négritude mais bien parce qu'elle absorbe et récuse une certaine luminosité que le jazz porte depuis les origines ». Si cette exposition se déroule quasiment dans le noir, ce n'est pas anodin. Miles Davis y reste toujours crépusculaire. La musique, la lumière de sa vie, elle, trouve refuge dans des « sourdines », lieux presque clos mais tout en couleurs vives...

Miles Davis avait l'habitude de jouer les yeux fermés et en tournant le dos au public. Certains y voient de l'impolitesse. Lui parlait de concentration. Il répondait aussi qu'un chef d'orchestre ne tourne jamais le dos à ses musiciens. Moi, j'émets l'hypothèse, après cette visite dans son monde, que c'était peut-être le seul moment où son orgueil démesuré s'inclinait, sa vanité capitulait, son égocentrisme fléchissait, et où il acceptait de s'effacer au profit de son grand amour :

La musique.

 



L'exposition, installée sur 800 m2 et divisée en huit espaces thématiques correspondant chacun à une « période » musicale de Miles Davis, Confiée à l'atelier Projectiles, une scénographie innovante entièrement pensée en fonction de la musique, proposera de petits salons acoustiques en forme de sourdines, le son live de concerts projetés à grande échelle et un dispositif «plug and play» inédit, qui permettra aux visiteurs de brancher des casques en face de repères d'écoutes, notamment leurs casques personnels !

Commissaire : Vincent Bessières, journaliste, rédacteur en chef adjoint du magazine Jazzman
Commissaire associé : Eric de Visscher, directeur du Musée de la musique

Catalogue, sous la direction de Vincent Bessières. Texte principal de Franck Bergerot (coédition Editions Textuel/
Cité de la musique, 216 pages, 200 illustrations, 39 e TTC)


du 16 octobre au 17 janvier 2010
Tarifs : 8 e / Tarif réduit : 4 e
Horaires : Du mardi au samedi de 12h à 18h / Le dimanche de 10h à 18h
Ouverture exceptionnelle jusqu'à 20h les soirs des concerts du cycle We Want Miles.
01 44 84 44 84


Manifestations associées
Un cycle de concerts We Want Miles accompagnera l'exposition, à la Cité de la musique et à la Salle Pleyel, fin octobre (avec notamment le Wayne Shorter Quarter, le Joe Lovano Nonet, Wallace Roney) et fin décembre (dont Tutu joué par son compositeur, le bassiste Marcus Miller). Des projections de films, documentaires et concerts filmés auront lieu le week-end des 31 octobre et 1er novembre.

La visite de l'exposition se poursuivra à la Médiathèque de la Cité de la musique par un parcours multimédia à travers la musique de Miles Davis, ainsi que par des collèges jazz tout au long de l'année.

 


06.10.2009

L' E.P de la semaine 05/10/09

 

Mélanger anecdotes de vie (La mienne, tant qu'à faire, hein ?! ) et infos importantes ou superflues, tel est le but de ces Editos Persos. Mon E.P de la semaine, comme ces singles isolés qui sortent dans les bacs d'itunes. Ma petite semaine à moi.

Lundi

Je relis mes notes et je crois que j'ai un problème avec mes pieds parce que j'en parle très souvent en ce moment.

Je m'énerve à propos de la pétition pour la copine de mon fils. Je me rends compte que les blogueurs ou les voldemagiciens partagent pour la plupart mes convictions. Je réalise que ce n'est pas par hasard qu'on se retrouve sur une plateforme de ce type. Lau me suit activement. Même si on n'est pas toujours d'accord, c'est une jeune femme engagée, têtue, et plus de gauche qu'elle ne croit ! Je la remercie encore pour son soutien et signale un de ces billets à ce sujet.Par contre, au niveau de mes potes, c'est la catastrophe. Je ne sais plus trop ce que je partage avec eux. Plus ils vieillissent, plus ils se replient sur leur petit confort. Je suis déçue. Mais mes plus proches amis, eux sont là. Mon "frère" Yvan, mon second "frangin" Sly, ma "soeur" Fred, mon "miroir" Isa, mon "opposée" Virginie. Oui, ils sont bien là. Mais l'ingratitude humaine, l'égoïsme, et la peur, surtout la peur, m'irritent. Ma décision est prise, à chaque fois qu'il y en aura un pour m'appeller pour m'expliquer qu'il va pas bien (Et ils sont nombreux), s'il a pas signé la pétition, je l'envoie chier.

Et de 24 suicides à France Télécom et toujours pas de pdg renvoyé.... Mais que fait la police ?!

 

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Roman Polanski est arrêté en Suisse. Ahem. C'est une question difficile. Si on prend les faits et uniquement les faits, nous sommes face à un homme de 45 ans à l'époque qui a eu des relations sexuelles avec une fille de 13 ans en l'ayant fait boire ou droguée, ça reste flou. 30 ans après, ça ne me pose pas de problèmes que ce type soit jugé. Si ça fait 30 ans, c'est bien parce qu'il s'est barré, cinéaste de renom ou pas.

Mais

 

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Mais que faisait une gamine de 13 ans avec un homme de cet âge-là et surtout où étaient ses parents ? Il y a des zones d'ombre dans cette histoire et même la plaignante a retiré sa plainte et ne veut plus en entendre parler. Alors effectivement, une gamine de 13 ans ne sait pas vraiment ce qu'elle fait mais il me semble qu'on ne se choque pas qu'elles aient des relations sexuelles, voire d'être enceintes. Alors qu'est ce qui pose problème dans cette histoire au final ?  Encore une fois, qu'est ce que foutait une gamine le soir avec un homme ? Syndrôme Lolita ? On lit encore Nabokov sans s'émouvoir. Pour ma part, je pense que c'est une bonne idée qu'il y ait procès. Au moins, on y verra clair une bonne fois pour toutes, pour autant que la justice américaine soit impartiale.

Mardi

Baptiste se prend pour Eddy Barclay et exige de partir habillé tout en blanc. Ce gosse devient de plus en plus bizarre.

La France est le quatrième vendeur d'armes au monde. Une pensée pour "Lord of War" et pour les leçons données au monde entier sur les droits de l'homme. Tout va bien...

Angela Merkel est réelue à la tête de la troisième puissance mondiale. Le triomphe de la simplicité et du travail. Suivez mon regard (Qui pointe vers l'Elysée...). C'est la femme la plus puissante du monde d'après le magazine Forbes. C'est une "anti Ségolène Royal" dit Anne-Marie Le Gloannec, chercheuse au Ceri/ Sciences-Po. Son secret ? Toujours laisser son adversaire la sous-estimer. Et sentir l'humeur de son pays. Pas de convictions profondes, juste les droits de l'homme. Et c'est déjà beaucoup.

Nous déjeunons avec Baci et, ne me demandez pas comment nous en sommes arrivées là, mais nous décrétons que dorénavant, nous tirerons la chasse d'eau uniquement avec de l'eau d'évian. C'est étrange quand même comme concept... Bizarrement, je ne me précipite pas pour l'appliquer.

Haaaaa ! C'est cool ! Je peux plus retirer d'argent. La semaine va être longue...

Mercredi

Je suis invitée à une visite privée de l'exposition sur Miles Davis à la cité de la musique. Je suis comme une enfant de cinq ans et demi. C'est la première fois que la direction de cet établissement culturel dédié à mon loisir préféré propose cela et en plus à des blogueurs. Nous sommes une petite dizaine. L'exposition n'est pas terminée mais ils ont à la dernière minute pu installer du son. Vincent Bessières nous balade et nous pouvons approcher, voire toucher des objets qui seront sous vitrine en temps normal. C'est beau, infiniment intéressant, et impressionant. Je ne suis pas une spécialiste de Miles Davis mais le personnage est passionant. La visite finie, nous sommes conviées à boire une coupe de champagne et manger des petits fours (hummm, du foie gras !) au café de la musique, lieu que je fréquente souvent avec les enfants. La direction de la cité de la musique est très curieuse de nous, de ce que nous faisons. Ils ont l'habitude des journalistes, la blogosphère est un monde qu'ils ne connaissent pas. L'échange est là, ils sont tous fort sympathiques, et pas pédants comme je le craignais. Je passe un excellent moment, et c'est Noël quand ils nous offrent le catalogue de l'expo (Plus un magnifique bouquin qu'autre chose) et une invitation au vernissage. Je rentre surexcitée !

Jeudi

L'incorrection des gens dans le métro me laissera toujours coite. Et ça demande pas pardon quand ça bouscule, ça se lève pas de son strapontin alors que c'est blindé de monde, ça agresse, ça donne des leçons. J'emploie à dessein le mot "ça" parce que je suis convaincue que ce qui distingue l'humain du reste, c'est entre autres la politesse.

J'arrive au boulot et Daniel nous propose, à Laurence et à moi, de nous palper les seins tout en brandissant la couverture d'un journal spécial "Cancer du sein". Romain dit que Daniel a raté sa vocation et qu'il aurait dû être gynécologue.

Je sors me chercher à manger. Il y a une petite vieille toute courbée qui pousse son caddy. Enfin... Elle s'arrête, soulève les roues, avance son caddy, s'appuie dessus et fait un pas. Et ainsi de suite. Elle doit mettre des heures à faire quoi que ce soit. Ca me fait mal au coeur. Elle, c'est moi, moi, c'est elle. Dans quelques années. Brrrr. Fait pas bon vraiment vieillir.

Un article dans le magazine ELLE me hérisse le poil. Une jeune femme, mère de trois enfants, a été assassinée par son mari. Sa soeur a porté plainte contre l'Etat, pas d'autres recours possible, en l'état, elle ne pouvait attaquer le juge des libertés qui a permis la libération de la bête sauvage qui servait de conjoint à sa soeur. Pourquoi, bête sauvage ? Parce que ya pas d'autres mots pour le qualifier. Pascal Guibault a torturé sa femme pendant vingt ans, des cassettes vidéos le prouvent. Viols répétés, coups, humiliations, torture mentale et physique, tout était bon. Quand la victime a trouvé le courage de porter plainte, le dossier est tel que le parquet demande l'incarcération immédiate tant il est estimé dangereux. Une juge aux libertés et à la détention, en deux lignes, va ordonner à la stupéfaction générale la libération du malade, une veille de week-end.

L'appel de cette décision devait s'ouvrir lundi. Ce même jour, Pascal Guibault avait d'autres priorités, il a tiré à 12 reprises sur sa femme. Il a retourné l'arme contre lui et a eu le mauvais goût d'en crever. Il reste trois enfants en bas âge... Et l'éternelle question, pourquoi ?

En France, une femme tous les DEUX JOURS, meurent sous les coups de ce qu'on appelle leurs compagnons. Dans le monde, il paraît que c'est toutes les 10 secondes. C'est du génocide quotidien...

Vendredi

Nom de Dieu, je vais tuer quelqu'un ! Je suis en train de m'énerver comme une malade auprès d'un fournisseur. Au taf, je suis une control freak, j'ai une sainte horreur de ne pas maîtriser un dossier de A à Z. Comment ça, dans la vie privée aussi ?! ;))

Cette matinée m'a épuisée. Heureusement Pascal Obispo est là pour me faire rire. j'apprends avec stupeur qu'il se nomme dorénavant "Captain Samouraï Flower". Mais il est complètement malaaaade !

 

captain_samourai.jpg

Ouais, ça, c'est lui et non, je ne mettrai pas le clip, faut pas déconner. Je rends tout le monde cinglé au bureau en beuglant "Touuuus, sous le même drapôôô, ooooh !". Petit Jésus, fais qu'une des web agencies avec lesquelles je collabore s'occupe de la promo... Une interview ?!!

Le bon mot de Jacques Attali à propos du G20 me fait également rire : G VAIN....

Déjeuner avec Michèle, la réalisatrice du documentaire. Elle va bien et travaille sur un projet que je trouve très excitant. J'ai hâte de le voir. Nous parlons de Ségolène Royal, elle n'a pas tout à fait la même analyse que moi. Je déplore la communication déplorable de cette politique. Je pense qu'elle est grillée. Michèle sourit. Elle n'est pas d'accord.

Mon fils s'est encore barré chez un pote, nous passons une soirée en tête à tête avec Charlotte et on se mate "Les hommes préfèrent les grosses". Elle est hilare. Ensuite "Les bronzés". Elle aura du mal à se remettre du slip de Christian Clavier, est morte de rire et part se coucher enchantée de sa soirée. Moi aussi...

Samedi

Je m'accroche pour la 250ème fois avec la bande de branleurs du quartier. Ils passent et repassent en scooter dans la rue piétonne qui sert de terrain de jeux à tous les gosses du quartier, principalement ceux qui n'ont pas d'espace à eux dans leur maison. Ca me tape sur les nerfs. Au début, je dialoguais. Mais j'ai fini par comprendre que ce genre d'ados, c'est comme les poulpes, pour les attendrir, faut leur taper dessus. C'est une réalité qui a été très compliquée pour moi à comprendre mais force est de constater qu'en leur hurlant dessus, on obtient la paix quelques heures. D'où acte. Et pour la dixième fois, yen a un qui s'est cru plus malin que les autres et m'a menacée de me casser la gueule. Bien... Je m'approche davantage de lui au lieu de reculer comme il s'y attend, et je lui explose de rire à la tronche. Ensuite, je lui explique ma vision des choses " Vas-y, casse-moi la gueule. Comme ça, ça mettra le feu aux poudres au quartier, t'auras les flics au cul et adieu le traffic peinard, les potes et les soirées à rigoler. Vas-y. T'as tout à y perdre et moi, tout à y gagner. Vas-y, te gêne-pas.". Evidemment, il n'y a plus personne au bout du fil de la conversation parce qu'il sait parfaitement que j'ai raison.

J'attaque mon billet sur Miles Davis. Je potasse le catalogue de l'expo, je m'attarde sur les photos, je cherche des citations. J'adore ça ! Je commence le bouquin de Siri Hustvedt : "Les yeux bandés". Depuis que Isa m'avait offert "Tout ce que j'aimais" d'elle, je suis devenue assez fan.

 

siri_hustvedt.jpg

Dimanche

Terminer le billet sur Miles Davis qui me tient tant à coeur. Aller à la piscine, déjeuner, ranger, attaquer la peinture dans la chambre des enfants. J'ai décidé que j'allais repeindre entièrement mon appartement à un rythme qui laisserait perplexe n'importe quel architecte.

J'adore les dimanches soirs surtout quand il fait froid. On est chez soi, il fait bon et chaud, on a le temps, on est détendu. Plus on s'enfonce dans l'hiver, plus j'aime les dimanches et surtout les douces soirées qui l'accompagnent. Tiens ! Pour la peine, je m'offre un collier !

 

collier_tfcj.jpg

C'est quoi ça ? C'est le collier façon armée américaine (J'ai toujours rêvé d'en avoir un !) pour TIME FOR CLIMATE JUSTICE, acheté pour la modique somme de presque 8 euros, frais de port inclus. Une pétition. Encore ?! Oui. Mon fils m'a demandé la dernière fois : "Maman, pourquoi t'es enragée ?". Je ne sais pas, mon fils, je suis née ainsi, j'aime les humains et j'ai mal au monde... Bref, Time for climate justice est une initiative de Kofi Annan, ancien Secrétaire Général de l'ONU et Prix Nobel de la Paix. Un site existe. Chaque action que vous faites dessus, télécharger le titre phare "Beds are burning", simplement l'écouter, ou mieux acheter quelque chose, est comptabilisée et comptée comme une signature. Une pétition à l'échelle mondiale pour alerter les politiques et déclencher une vraie prise en charge des problèmes liés au climat lors du sommet de Copenhague (07-18 décembre 2009). Alors à défaut de vous être bougé le cul pour RESF... Oui, je suis un peu verte... Hé bien, juste cliquez sur le lien ci-dessous et téléchargez le titre, à moins que ça aussi, ça soit trop difficile ?!

http://www.timeforclimatejustice.org/

Pour plus d'infos

http://www.conference-copenhague.gouv.fr/copenhague/

Je regarde "Battle in Seattle" que je rechignais à voir. Un film sur la réunion de l'OMC en 1999. C'est certes romancé, mais je fais des bonds partout en le matant. N'importe quel geste est important pourvu qu'il conteste l'injustice mondiale. Nous sommes tous responsables.

 


La musique adouçit les moeurs, je vous laisse sur cette reprise de "Beds are burning" même si elle est franchement pas terrible, faut dire ce qui y est.



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