27.08.2009

Partagée...

Je suis.

Partagée.

Que faire ?

D'un côté, j'ai un gros blog collectif qu'il faut réouvrir avec aucune envie de faire dans le texte personnel, cette saison. Je manque de motivation. En même temps, ce bébé, je l'ai voulu et il faut bien assumer. J'ai toujours envie d'écrire sur la musique, faire mes interviews. Je commence à connaître du monde, c'est pas le moment de lâcher. Dans l'absolu, si je pouvais trouver un blog ou un site qui publierait mes interviews, ça m'irait assez. En attendant, si je ne veux pas perdre tout ce que j'ai réussi à construire, ben, faut bien faire vivre la machine Voldemag.

Et de l'autre, une folle envie d'écrire un nouveau brouillon de roman. Et pour ça, il me faut du temps, et il me manque cruellement.

Que faire ?

Si je continue Voldemag, je sais que je vais écrire. Peut-être des éditos, des textes d'actu, des textes que je qualifierais de faciles. Mais c'est terriblement chronophage. Et si j'écris des "conneries", je n'aurais peut-être pas l'énergie nécessaire pour un roman.

Merde ! C'est chiant de toujours devoir choisir...

Ou alors, je m'organise à mort. Parce qu'il y a une solution. Ne rien faire d'autre. Mais quand est-ce que je lis ? Quand est-ce que je regarde mes séries ? (En ce moment "Brothers & sisters", une famille de tarés comme je les aime).

Ce que j'ai aimé ce soir, c'est que mon amoureux et moi, nous en avons parlé. Pas de "Brothers & sisters"... Lol ! Non, nous avons parlé de cette histoire d'écriture. Je lui ai dit que j'étais frustrée par ce brouillon de roman qui reste là, en suspens. Il m'aime. C'est évident. Car il m'a dit "Mais reprends le, utilise-le". L'interdit que je m'étais moi-même fixée, il l'a fait sauter. Ceci dit, je crois qu'il faut que j'écrive autre chose avant. J'ai bien une idée. Mais je suis comme les coureurs dans leurs lignes. Crevée à l'avance.

Mais je le sais, il suffit que je m'y colle. Ca va me rendre heureuse. Il faut juste l'impulsion. L'impulsion pré plongeon. Et nager en eaux libres...


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25.08.2009

Back dans les bacs de la rentrée !

Les résolutions de nouvelle année, ça n'a jamais été mon truc. Je préfère celles de la rentrée scolaire, comme si je rentrais à nouveau dans l'école de la vie (Cette image est complètement nulle, je ne sais pourquoi je l'écris). Bref !

J'ai clôturé en beauté mes vacances par un week-end avec mon amoureux. Week-end parfait, harmonieux et très gai. Le temps passé chez Isa était juste génial. Comme un gros lâchage. Moi, qui suis si stricte avec les enfants en matière d'horaires et d'organisation, j'ai lâché prise. Charlotte est un pilier de bar. Baptiste pareil ! Ils étaient heureux comme des fous et moi, je me suis rarement sentie aussi bien chez quelqu'un. Bref, un été magnifique.

Tant est si bien, que j'apprécie l'atmosphère de rentrée qui règne. Les enfants, eux aussi, ont envie de retourner sur les bancs de l'éducation nationale. Mais si j'ai très envie d'attaquer l'année, force est de constater que cela va être une année particulière. Il n'y a pas d'enjeu cette fois-ci. Pas de challenge. Pas de combat.

En effet, c'est la première fois de ma vie que je suis confrontée à une configuration pareille. Côté boulot, rien ne change (il va évidemment falloir négocier ma prime mais ça devrait rouler). Ça fera 6 ans que je travaille là. Dans la post-production de films publicitaires. Mon record professionnel. J'y suis bien. J'y reste. Côté enfants, ça roule. Mise à part Baptiste qui rentre en CEP mais ça ne change pas grand-chose. Nous avons une année pour d'une part habituer Baptiste à se débrouiller comme Charlotte au même âge, et se démerder pour aller à l'école seul et revenir et d'autre part trouver un collège digne de ce nom à ma fille. A moins d'un déménagement, mais je préfère avoir une porte de sortie parisienne. Bref, ça roule. Je ne vais pas changer d'appartement. La coloc avec Fred s'avère impossible et la province m'attendra une année de plus !

Du côté de mon amour, eh bien, première année calme en perspective. Plus besoin de se cacher, de flipper sur telle ou telle conséquence, nous sommes ensemble officiellement. Nous sommes un couple. (le concept même me fait ricaner comme une gamine de 5 ans et demi). Donc ma vie amoureuse est calée et sereine.

Côté blog, pas de nouveau en perspective, Voldemag continue et la valse continue de danser. A priori, je vais continuer mes interviews d'artistes et ma collaboration avec mes deux web agency.

Alors que faire ? Aargh ! Ca m'a fait un peu flipper. J'ai eu beaucoup de mal avec cette idée même d'année calme, sans changements. Il a vraiment fallu l'appréhender. M'y habituer. Et oui, les négociations ont démarré. Ok, année calme mais pas question de rester sans projets.

Premier projet : me mettre doucement mais sûrement au sport. J'avoue que ça n'aurait pas été très spontané de ma part. Mais mon amoureux a une sainte horreur des corps mous. Alors, tout va bien j'ai de la marge, mais en filigrane, il y a toujours mes 40 ans qui se profilent. Et j'aimerais assez l'idée qu'à 40 ans, j'ai vraiment changé d'habitudes. A quoi sert-il de vieillir si c'est pour toujours faire la même chose ? Donc, moi l'anti-sport, ben je vais m'y mettre. Je n'en parlerai pas si je ne m'y étais pas déjà collée ! Ça fait un mois que je fais de l'exercice ! Ouais ! Ce qui m'intrigue c'est que plus j'en fais, plus ça me fait mal ! Je me demande si c'est normal ?! J'avais vaguement compris que plus le temps passait, plus c'était facile... Pour prolonger cet élan sportif, dans l'absolu, les enfants et moi, nous allons aller à la piscine. Ca leur fera une activité sportive supplémentaire, ça nous fera un truc à tous les trois et moi, je continuerai mes efforts de contribution au culte du corps. ( Je me demande si je vais très bien ou si je vais très mal quand je relis la dernière phrase...)

Second projet : comme chaque rentrée, vider entièrement la baraque, trier, jeter, nettoyer. Une fois la maison assainie des conneries accumulées, envisager de la repeindre. Enfin, passer le cap de juste y penser serait assez formidable.Non. Repeindre cet appartement. Point barre.

Troisième projet : passer mon code de la route. Bon...ça c'est vraiment l'idée de secours, je ne suis pas plus enthousiaste que ça. De toute manière, on va avoir un scooter avec mon mec, alors...l'utilité de la caisse m'échappe encore complètement.

Quatrième projet : mettre la pédale douce sur la clope. Jusque là, être maquée à un mec incorrigible fumeur, me retenait. Mais comme il en a ras le bol, lui aussi, on va s'y coller. Pour mes 40 ans, je voudrais m'offrir le cadeau de m'être débarrassée de cette addiction. La seule, au final, que j'ai eu de toute ma vie. N'ayant jamais eu aucun souci ni avec l'alcool ni avec la drogue, c'était bien le seul truc que je ne contrôlais pas. Je m'y colle cette année à partir de maintenant.

Globalement, l'idée de cette rentrée scolaire, c'est de me consacrer à moi-même, puique tous les autres sujets sont calés. Eviter de sortir bêtement. Les soirées à se bourrer la gueule ou à se cartonner la tronche, pas pour moi. Enfin, plus. Ca fait déjà quelques années que j'évite. Et je trouve chiant au possible ce genre d'ambiance. Les parents qui, dés qu'ils en ont l'occase, se retournent le cerveau, je finis par trouver ça pathétique. J'ai adoré sortir avec mes enfants lors de mes dernières vacances. Et le peu que je suis sortie seule, enfin avec les copines, j'ai été naturellement raisonnable. Je préfère continuer sur la lancée des concerts ou de quelques dîners, ça me va très bien.

Changer de rythme de vie en douceur. Partager mon quotidien avec l'homme que j'aime. Et continuer d'écrire. Encore et encore. Je ne sais quel projet va prendre toute la place cette année. Ce n'est pas très défini.

Je vous souhaite une excellente rentrée avec deux morceaux ! Esser, mon chouchou de la rentrée ! Et le retour de Simian Mobile disco !


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12.08.2009

Et tomber amoureuse 1000 fois par jour

 

Note écrite en mai 2008
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Je vis de beaux coups de foudre. Et je les quitte en douceur. Elles sont toujours d'accord. Ces chansons que j'écoute le temps d'une parenthèse. Et puis, il y les belles histoires d'amour. De celles qui durent. "blue lines" massive attack, "Grace" Jeff Buckley, "Signs of the time" Prince, "close to paradise", Patrick Watson, "Mélody Nelson" Serge Gainsbourg. Et je suis sincèrement persuadée que "Casino" et moi, ca va durer un moment.

Vous me connaissez, je me garde d'emettre un avis négatif ou positif sur la musique que je propose. Car je pense ne pas etre suffisamment qualifiée pour me le permettre. Et que pour moi, déjà composer une mélodie est de l'ordre du miracle. Je ne me lasse pas des milliards de combinaisons, donnant naissance à une chanson. Mais je fais une exception pour Arman Méliès.

C'est harmonieux, c'est séraphique. Rien n'est laissé au hasard, on sent une vraie attention, une volonté, un univers. Pourtant, le choix des arrangements peut déplaire. Je peux le concevoir. Pour autant, concernant les textes, je serais tranchante. Arman Méliès est un poète, un joaillier des mots pour chanson. Il y porte un soin maniaque, j'en suis persuadée.

Enfin, j'aime "Casino"

Pour le magnifique silence entre

"Enfin,

que nos vies aient l'air"

...

"parfaites"

sur "Amoureux solitaires". Sublime version, qui place en lumière le si joli texte de Jacno ou d'Elli Medeiros, je ne sais, moins superficiel qu'il n'y parait.

 

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www.myspace.com/armanmelies

 

Apologie des vacances chez soi Ep 1

Cela devrait être obligatoire ! C’est le troisième jour et c’est le pied intégral !

Début des vacances : samedi. En temps normal, je rentabilise. Je rentabilise le temps. Mère célibataire à plein temps et sans espoir de changement, je passe ma vie à faire deux ou trois choses en même temps. Seul moyen d’avoir une vie épanouie comme on dit…Donc le samedi, c’est la journée de tous les dangers, celle que je crains le plus. Je me lève à 6h30, comme tous les jours, les enfants se réveillent. Ma fille file à l’école ou au centre (parce qu’elle aime ça) et mon fils zone avec moi. Je range la maison, prépare la liste de courses (avec menus et tout, je précise). je dépose mon fils à son cours de dessin, je fonce faire ces p…de courses. Nous mangeons à l’arrache, je fonce déposer ma fille au cours de capoeira. Je rentre, je commence à faire le ménage. Je retourne chercher ma fille à son cours (métro à chaque fois) et je termine mon ménage. Il est 18h30 quand j’ai tout terminé et la logistique du soir prend le relais. En même temps, je poste sur epidemik, je commente, j’essaye de poster des commentaires chez les épidemiciens car je m’en veux de ne pas le faire assez souvent. Je passe généralement ma soirée à tempête sur mon chapitre de David R, le trouvant mauvais ou étant purement en manque d’inspiration.

Eh bien samedi, sachant que j’ai la semaine devant moi, j’ai dormi jusqu’à 9h. Le pied ! Je suis restée au lit jusqu’à midi. Les cours de machin, dessin, couffin, on a tout envoyé chier avec les mômes parce qu’ils sont aussi crevés que moi et qu’il en ont plein le dos de courir 6 jours sur 7. Et l’année prochaine, le fric des cours, il va passer dans des expos, des piscines, des activités quand on veut et ou on veut. Nous sommes carrément d’accord là dessus ! A 13h, nous sommes allés déjeuner avec Vérole. Et nous sommes allés à la fnac dépenser de l’argent que nous n’avons pas mais rien à foutre ! Je n’emmène jamais mes enfants faire du shopping. Car je règle ce genre de choses à l’heure du déjeuner pendant la semaine. Eh bien là, nous avons pris notre temps. Nous sommes rentrés et je suis partie faire les courses. Sans liste. Le dernier acte subversif et révolutionnaire pour quelqu’un comme moi ! Je n’ai pas fait le ménage. Je m’en tape ! Et la journée s’est terminée tranquillement.

Dimanche. En temps normal, j’organise un truc pour les enfants. Copains à la maison, pique nique, accueillir des potes à moi. Je me lève à 7h, je m’accorde deux heures à glander. Je reçois. Je parle. je communique. En fin de journée, je range le bordel crée par les visites, je gère les confessions. Je n’ai pas arrêté de la journée en fait.

Eh bien, ce dimanche, j’ai rien foutu jusqu’ à midi. Nous avons mangé à 13h30 avec les enfants et j’en ai rien à foutre qu’ils se bâfrent de céréales jusqu’à midi. J’ai vidé entièrement leur chambre. J’ai tout rangé, nettoyé, jeté. Ils sont ravis, car je leur ai fait une mini chambre chacun dans leur grande pièce. Nous ne sommes pas sortis. J’ai invité personne. Et c’est bon ! Mise à part leur chambre, c’est le bordel mais je m’en cogne. J’ai besoin de prendre mon temps.

Ça devrait être obligatoire de prendre une semaine de vacances chez soi. C’est carrément plus reposant que les vacances où IL FAUT PARTIR ! Car quand on part, on part soit chez des gens soit avec des gens. Et ces personnes, il faut en tenir compte. Là, je ne tiens compte de rien. Et c’est un luxe inouï !

Demain, je vous raconte mon lundi. Il est 14h16, et je suis HEUREUSE ! Je sais que tout le monde s’en branle de ma vie mais ça me fait plaisir de vous raconter tout ça car je n’en reviens pas moi même d’être aussi bien ;))

Apologie des vacances chez soi Ep 2

 

Lundi

Normalement, le lundi, je me lève à 6h30 pour changer...je m'enfile deux cafés en lisant epidemik et en faisant le mantra rock'n roll pendant que je lève mes enfants pendant que je prépare les vêtements pendant que je prends ma douche pendant que je hurle sur mon fils parce qu'il ne s'habille pas pendant que je prépare le goûter pendant que je me maquille pendant que je range pendant que mon fils en slip se lobotomise devant les dessins animés pendant que ma fille me demande de la coiffer pendant que je publie sur epidemik pendant que je gueule qu'on est en retard pendant que je cherche la deuxième chaussure de mon fils, en slip toujours, pendant que je réponds aux questions esthétiques de ma fille "le rouge va t il avec le orange" pendant que je fais sortir tout le monde de force (et non mon fils n'est plus en slip) pendant que j'insulte l'ascenseur pendant que ma fille se rappelle qu'elle a oublié un truc méga important comme ses billes pendant qu'on essaie d'avoir un ascenseur, putain de bordel de merde, pendant que je largue ma fille sur le chemin pendant que je livre (ya pas d'autre mot vu ma façon de le faire) mon fils à sa maîtresse.

Il est 8h30 et je fume une clope dite "orgasme" sur le chemin du métro.

Je taffe, je communique avec des vrais gens du travail, je m'occupe d'epidemik, je réponds au téléphone, professionnel et privé. Je mange. Que manger d'ailleurs ? A force, ça devient angoissant. Je travaille encore. Je sors à 18h. Je fonce récupérer mon fils à 18h20, pas 30. Pourquoi ? J'en sais rien. C'est des maniaco dépressifs à l'éducation nationale. Je gère l'intendance du soir. Et avec un peu de bol à 21h30, je pose mon cul sur la commode. Vous faites vos compte, ça fait 15 heures que je n'arrête pas.

Et bien, ce lundi, j'ai pas bougé mes fesses de mon pieu avant 9h. Ma fille a amené son frère à l'école. J'ai vidé et entièrement nettoyé ma salle de bains. J'ai mangé seule. Tranquillement. J'ai attrapé mon ELLE dans la boite aux lettres (Bon dieu que c'est bon ! Enfin un que je ne lis pas avec deux semaines de retard ! ) et je suis allée boire un café en terrasse. Seule. Je suis revenue, j'ai terminé ce que j'avais commencé, pour une fois. Je suis allée chercher mon fils à 16h30. C'est pas compliqué, à l'école, on m'a demandé qui était mort pour que je sois là à une heure indécente...J'ai tenu ma promesse auprès de mon fils, à savoir essayer de lui apprendre à faire du roller. Ça fait des mois...Nous avons passé un moment tous les deux. Je suis allée chercher le prix que j'ai gagné à mon supermarché ATAC (allez un peu de pub pour mes caissières que j'adore ;) . J'ai gagné un séjour découverte dans un hôtel. OUAIS ! Et je vais me le faire avec ma super pote mère célibataire ! OUAIS !

Je n'ai quasiment parlé à personne de la journée et ça c'est un luxe de nos jours. Nous avons terminé à deux à l'heure avec les mômes. Ils sont ravis. Je suis beaucoup moins speed. A la fin de la semaine, je ressemblerais probablement à Jean Pierre Darroussin dans "mes meilleurs copains". Deux de tension...

Demain, je vous raconterais mon mardi. Vous n'en avez rien à foutre ? Pas moua !

 

Apologie des vacances chez soi Ep 3

 

Mardi

Le mardi, c'est comme le lundi. C'est l'avantage...Je ne suis pas paumée comme ça, j'ai comme, qui dirait, des repères. Lever 6h30. Je me lève pendant que...La journée est la même. Sauf que le mardi, itunes store met à jour sa vitrine. Alors en plus, j'écoute ce qui sort. Le soir, je rentre. Le timing est militaire et la logistique est stricte. Top départ à 18h30. Et à 20h30, mes enfants doivent être couchés.

"Qui va au bain en premier ?"

la seule chose sur laquelle mes enfants s'accordent, c'est justement de ne pas être d'accord avec moi. "C'est injuste !"."Tu préfères Baptiste, je le sais bien". "Maman, j'ai un gros bobo, je peux pas me laver pendant trois semaines". " J'en ai pris un hier" ou toutes autres considérations. Je tente de les noyer. Je prépare à manger. Et je réponds à douze coups de fil. Car, vous avez peut être remarqué, mais TOUT LE MONDE trouve hyper fun de vous joindre précisément entre 18h30 et 20H30 à l'exclusion de tout autre horaire ! Vous avez beau expliquer que ce n'est pas pratique, le monde s'en contrefout ! Apparemment...

Le soir ? Je me glisse avec délice dans mon lit et j'écoute tout ce que les inrocks ont évoqué comme sortie de disque, je compile avec itunes store, je fais des recherches. J'adore sincèrement ma soirée du mardi !

Eh bien, ce mardi, j'ai rien foutu jusqu' à 9h. Oui, encore ! J'ai nettoyé ma cuisine de fond en comble et tout, absolument tout passé au lave vaisselle. Y compris ce qui n'est pas prévu pour. Enfin pas mes bougies, faut pas déconner ! J'ai une copine qui l'a fait un jour. Des cierges de 30 cm à 12 000. La gueule du reparateur...Elle avait tout bouché. Tuyaux, lave vaisselle, évacuation, une totale !

Je suis allée déjeuner avec une charmante épidemicienne que je ne connaissais pas. Elle est délicieuse. Nous avons mangé dans un parc, il faisait beau et c'était extrêmement intéressant. Je suis rentrée tranquillement chez moi. J'ai terminé ce que j'avais commencé. Mon Dieu ! Ça devient une habitude. Je suis passée chercher ma fille à 16h30. Elle était tellement contente ! Nous sommes allées boire un verre toutes les deux à une terrasse de café. Peinardes. Je l'ai déposé au catéchisme où ils croient que Charlotte est orpheline tant je suis aux abonnés absents. Charlotte se démerde pour tout. Elle y va seule et elle rentre seule. Soeur Rose était à la masse comme d'habitude mais je l'aime d'amour. C'est un petit bout de bonne femme indonésienne d'une gentillesse absolue. Oui, je sais que cela peut sembler paradoxal pour une femme comme moi de mettre sa fille au catéchisme. Mais je suis croyante, et ma fille en avait envie. Et si elle continue d'en avoir envie, elle sera baptisée. Je lui ai donné deux ans pour réfléchir. Pour savoir si c'est ce qu'elle veut vraiment.

Et voilà. La soirée a été un "mardi time". Musique, musique, musique. Comme je les aime...

Demain, je vous raconterais mon mercredi. Tout le monde s'en tape ? Pas moua ! Woinwoin ;)

 

Apologie des vacances chez soi Ep 4

Note écrite en juin 2008

Mercredi

Le mercredi, les enfants ont centre aéré.

Attention ! Gros changement !

Ils vont au centre qui se situe...à l'école ! Donc pomme C pomme V. On prend les memes et on recommence. Je me lève pendant que...

Eh bien, ce mercredi, je suis restée au lit jusqu'à 9h 30. C'est la folyyyyy ! Je me suis attaquée au salon. Et vas y que je t'enlève toutes les housses et que je te lave ça. Et vas y que je te pousse les meubles. A 12h30, je décolle pour déjeuner avec une ancienne productrice de ma boite que j'adore, ma Diane Keaton personnelle. Nous dejeunons chez Chartier, brasserie archi connue de Paris. Je lui raconte mes projets, mes aventures épidemiciennes. Elle m'écoute, attentive. J'ai énormement de respect pour cette femme de caractère. A peine sortie, j'en profite pour, enfin acheter de nouvelles chaussures à mes enfants, on va cesser de les regarder comme s'ils devaient se rendre d'urgence au secours catholique !

Je rentre chez moi, mon appart commence à ressembler à une maison normale. Je finis ce que j'ai commencé. Je me sens organisée, rationnelle, et minutieuse. J'adore ! Surtout quand je sais que ça va pas durer ! Je vais chercher mes enfants à 16h30. Au moment de récupérer ma fille, la gardienne de l'école me signifie que comme je n'ai pas prévenu, c'est non. Une femme désagréable. Je lui demande d'aller chercher la directrice du centre, devenue à force une copine. Je récupère enfin ma fille. Nous partons tous les trois. Je les sens heureux en ce moment, profitant pleinement de leur mère si souvent ou absente ou loin dans sa tete. Nous rentrons.

Vers 18h, un incident se passe. Une copine de Charlotte se fait houspiller par la nouvelle gardienne de l'école. Je descend. Ca fait trois jours que je vois cette gamine errer à 18h. Je me mêle de ce qui ne me regarde surtout pas. Je n'aime pas du tout le ton que la gardienne emploie. Le personnel de l'école joint le père. le problème se règle. Mais 10min plus tard, la copine de Charlotte hurle dans la rue "Charlotte !". Elle est toujours dehors et il est 18h30. J'envoie ma fille. Je finis par redescendre. Charlotte m'annonce que la gardienne a encore engueulé la gamine. Je pète un câble. Je débarque dans l'école hystérique. Je ne supporte pas le comportement de cette bonne femme. Elle me menace de porter plainte. Je lui réponds que je suis surentraînée et qu'elle n'a qu'à le faire. On finit par élucider le problème. La gamine baratinerait soi disant. Les numéros de tel de ses parents sont quasiment tous résiliés. On la réexpédie chez elle. Elle s'éloigne mais au bout de 5 min, Charlotte me signale qu'elle est toujours là. Et pour cause, d'un coté le père, chômeur, qui passe ses journées chez lui à regarder la télé lui intime de rentrer seule à la maison. Et de l'autre, la mère lui interdit de rentrer toute seule chez elle. La gamine ne sait pas quoi faire. Et si elle baratine, c'est bien parce que ses parents la font tourner en bourrique. J'aime pas ça. Et cette gardienne l'a traité de menteuse alors que ce sont ses propres parents qui n'arrivent pas à se mettre d'accord. Donc quoi qu'elle fasse, elle désobéit et se fait immanquablement engueuler...

Des histoires comme celle ci, j'en ai plein. De la copine de Charlotte qui lui racontait que sa mère l'avait brûlé...j'ai averti l'école mais jamais eu de nouvelles en espérant que ce n'était pas fait exprès. De mon ancienne baby sitter qui vivait à 7 dans un T2 au rez de chaussée du foyer à coté de chez moi. De la bande de gamins qui traînent dans la rue piétonne hiver comme été, avec la grande de 7 ans (!!) qui surveille son frère de deux ans. Cette bande que j'embarque de temps en temps au parc parce que trop, c'est trop et le regard ahuri des gens quand ils nous voient. Des rafles des sans papiers bien que ça se soit calmé dans le quartier. Du fils de l'ancienne gardienne de l'école, 16 ans, qui planquait le shit du quartier dans l'appartement de sa mère au sein de l'école. La bande des grands qui empêche tout le monde de dormir sauf moi et que j'aime bien. Parce que sous leurs airs de branleurs, ils surveillent du coin de l'oeil tout ce qui se passe dans le quartier. Les flics qui tournent pour rien dans le quartier car dès qu'ils se pointent, ils se planquent. Mal, je ne vois qu'eux mais ces crétins de poulets leur passent devant sans s'en apercevoir. Et ça me fait mourir de rire. Les mêmes qui piquent deux vélos attachés, personne ne dit rien et pourtant, ils ne sont pas discrets ! Et moi, qui leur gueule dessus. Ils se barrent en courant à moitié mort de rire. Moi aussi. Et je leur dis d'aller voler dans le septième arrondissement. Pas ici.

Parce que l'ennui tue les gens à petit feu...et fait ressortir le plus mauvais en eux.

La journée se termine en demi teinte. Nous dînons et je couche mes enfants. L'ambiance est tellement calme. Je me mets au lit, commence à écrire et le sommeil me tombe dessus. Un sommeil lourd. Je ne fume même pas de joint et je m'écroule à 21h30. Je sens que la fatigue accumulée depuis de longs mois me tombe dessus. Et c'est bon !

Demain, je vous raconterais mon jeudi. Vous n'en avez rien à foutre ? Pas mouaaaaa !

 

Lidl, Vuitton & moi

Note écrite en septembre 2008

Un jour, quand on n'a vraiment plus eu un rond avec mon ex-mari, on a atterri chez Leader Price. J'ai vécu ça comme une profonde humiliation. Moi, la fille de bourgeois, où l'on achète la viande chez le boucher, les fruits chez le primeur, et le fromage chez le fromager, j'avais touché le fond. Quand j'y pense, ce n'était pas si grave. Je m'étais retrouvée à chauffer la baraque avec mon sèche-linge car mon ex-mari n'avait pas payé le chauffage... Ca, c'était grave, pas leader price. Pourtant, ce fut le symbole de ma déchéance.

Aujourd'hui, je suis allée chez Lidl. De mon plein gré. Parce que j'en ai plein le cul de payer la peau du cul des produits que je soupçonne d'être douteux. On a tous appris que les marques nous anarquaient allègrement. Je refuse de cautionner ce système plus longtemps. Et financièrement, je n'arrive plus à suivre. J'ai donc débarqué chez Lidl. J'ai fait mes courses de base. Je ne passe pas le cap d'acheter de la viande ou des fruits là-bas. J'ai pas fait gaffe, j'ai pris machinalement mon sac Vuitton.

J'étais un paradoxe sur pattes. Je suis un paradoxe sur pattes. Je suis là, chez Lidl, avec mon sac Vuitton. Je fais partie d'une nouvelle catégorie sociale. Les "pas encore pauvres". Tout le monde le sait, je suis mère célibataire, et les enfants grandissant, ça devient de plus en plus cher. J'ai un salaire plus que correct mais un loyer de plus en plus prohibitif. Je suis à découvert mais j'ai des bottes Dior (offertes par ma copine Vanessa). Je m'angoisse car j'ai pas les tunes pour payer mes impôts mais j'ai un pull Chanel (offert par ma copine Sabine). Je me suis retrouvée dans l'incapacité financière un jour d'acheter du sirop à mon fils mais quand je pars au travail, je me balade avec quasi 2000 euros de matos sur moi entre mon macbook (mon cadeau d'anniversaire) et mon ipod 60 gigas (offert par mon amoureux).

Je regarde mon sac Vuitton. C'est le classique de la maison

Mon sac Vuitton me ressemble. Il ressemble à ma vie : c'était celui de ma mère acheté avant 1980. Il est tout mou à force de vieillir. Il a des trous partout. La fermeture ne marche plus depuis longtemps. C'est un vestige d'une vie passée. Ce sac a quasi 30 ans. Ma vie a des trous partout et je n'ai plus aucune fermeture éclair pour empêcher les catastrophes de rentrer. Mais ma vie est classe quand même, elle a de l'allure.

Comme mon sac Vuitton au milieu de Lidl ;))

 

De la mini-jupe au tailleur

Note écrite en octobre 2008

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Je suis obsédée par ça. Enfin, c'est un leitmotiv. Depuis que je suis mère, il a toujours été clair dans ma tête que je ne ferais pas partie des mères atteintes de jeunisme exacerbé. Laisser la place. C'était très théorique jusqu'à présent. Mais Charlotte grandit. Elle n'a que 9 ans bien sûr, mais je ne veux pas me réveiller un matin face à une ado sans avoir réalisé que le temps a passé.

J'étais une trentenaire épanouie bien dans ses mini-jupes mais je me dis que je vais devoir les ranger progressivement. Alors, je suis actuellement en transition. J'arrive en jean, converses au boulot. Le lendemain en noir et blanc relativement strict. Pas mal de monde s'est étonné de ce léger changement. Mais je veux m'habituer en douceur. Il n'est pas question de renoncer à mes chers bons vieux jeans. Juste de me faire à l'idée que j'aurais quarante avant d'avoir eu le temps de dire ouf. Et juste me faire à l'idée d'avoir l'air d'une femme de quarante ans d'aujourd'hui. "Les nouveaux trentenaires de la quarantaine", nouveau concept des magazines.

Et surtout, juste me faire à l'idée que bientôt, c'est ma fille qui ressemblera un peu à Jane Birkin en mini-robe. Plus moi. Il faudra que je lui laisse la place dans l'arène de la séduction, là où les armes sont le corps et votre aptitude à la branchitude. Alors que moi, j'aurais basculé là où les armes sont le charme et votre aptitude au chic sans chichis.

Renoncer sans faire grise mine. Avoir l'air de ce que l'on est, de face comme de dos. Une femme. Pas une ado attardée. Et opter pour ce genre-là !

Nan ! Pas au-dessus, en dessous ! ;)

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Je voulais te rendre hommage

Note datant du 21 octobre 2008

 

Je présente mes excuses pour cet aparté impudik mais je tenais à le faire et ça fait double emploi...

 

Miracle après miracle, il trouve toujours les mots. Non sans déconner, je suis championne toutes catégories des casses couilles. Je suis ingérable, cyclothymique, à fleur de peau, un rien me fait du mal, un rien me fait du bien. Et je ne m'expliquerais jamais comment il arrive à suivre les méandres de mon esprit tordu. Comment il résiste en silence quand je me transforme en machine à détruire.Peut-être parce qu'il n'est pas si loin de moi, en fait. Coté masculin donc avec des différences. N'empêche, c'est le seul qui me fait poser les armes. Qui me désarme. Je suis conflictuelle dans mes relations amoureuses. Je ne sais que fonctionner comme ça car l'homme est tout autant ce dont j'ai besoin pour respirer que mon pire ennemi. Schéma ancré au plus profond de mon enfance et que j'ai renoncé à combattre. Un schéma dont j'essaye de devenir l'amie pour mieux l'apprivoiser et le désamorcer. Il m'a réconcilié avec ça. L'amour, c'est un va et vient affectif permanent, en tout cas pour moi. Et si vous n'avez pas un partenaire pour vous renvoyer le trapèze, vous restez coincé au milieu de la piste. Et je l'ai trouvé ce partenaire, je crois. Et je n'en désire pas d'autre.

Il m'a fait les plus belles déclarations d'amour que j'ai jamais eu.

"Tu es une belle personne"

Et celle de ce matin. Nous étions plus ou moins fâchés depuis dimanche. Remarquez, ça va mieux. Avant, on se quittait pour un oui ou pour un non. A présent, nous pratiquons le silence radio et ne prononçons plus de phrases définitives du genre "Je te hais", "Je te quitte", "Tu es la pire chose qui me soit arrivé". Nous le savons bien que nous nous aimons en dépit de ces conflits récurrents, de ce mode de fonctionnement et du reste. Donc silence radio depuis dimanche. Et comme je suis têtue comme une bourrique, que je ne lâcherais rien quitte à me mordre jusqu'au sang (lol!), il finit par agir de manière beaucoup plus intelligente que moi. Ce qui nous donne le coup de fil de ce matin :

"Allo !" (ton relativement exaspéré de mon amoureux)

"Oui..." (ton condescendant de ma part)

"Bon ! Tu me manques plus que tu ne me casses les couilles, alors je t'appelle !"

Et ça, à mes yeux, c'est la plus belle déclaration d'amour qu'il pouvait me faire.

Et j'espère que nous continuerons longtemps, moi, à te saouler avec mon appétit de conflit, toi, à te réfugier dans tes silences et nous, à nous engueuler !

 

Si vous avez le temps, regardez le clip...

 

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